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Les perturbations continuent dans le ciel français

A l'aéroport de Roissy, vendredi matin. Le trafic aérien sera encore très perturbé ce samedi en France, où 26 aéroports, dont les trois de la région parisienne et celui de Lyon, seront fermés à cause du nuage de cendres volcaniques venu d'Islande. /Photo

A l'aéroport de Roissy, vendredi matin. Le trafic aérien sera encore très perturbé ce samedi en France, où 26 aéroports, dont les trois de la région parisienne et celui de Lyon, seront fermés à cause du nuage de cendres volcaniques venu d'Islande. /Photo - -

PARIS - Le trafic aérien sera encore très perturbé ce samedi en France, où 26 aéroports, dont les trois de la région parisienne et celui de Lyon,...

PARIS (Reuters) - Le trafic aérien sera encore très perturbé ce samedi en France, où 26 aéroports, dont les trois de la région parisienne et celui de Lyon, seront fermés à cause du nuage de cendres volcaniques venu d'Islande.

Sur fond de chassé-croisé des vacances de printemps, déjà compliqué par une grève à la SNCF, de nombreux vols avaient déjà été annulés vendredi dans le sud de la France, à Lyon et à Marseille ainsi qu'à Nice.

"On n'a pas connu de telle situation dans l'aviation civile depuis les attentats du 11 septembre 2001", a estimé un porte-parole de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).

Selon un nouveau point diffusé vendredi soir par la DGAC, 14 aéroports, dont les trois de la région parisienne (Roissy, Orly et Le Bourget) resteront fermés au moins jusqu'à samedi 14h00.

Dans l'Ouest du pays, quatre aéroports (Lorient, Quimper, Vannes et Rennes) sont fermés à partir de ce vendredi 23h00.

Ceux de Bâle-Mulhouse, dans l'Est, et de Châteauroux, dans le Centre, sont fermés à compter de minuit.

L'aéroport de Nantes sera fermé à partir de samedi 04h00.

Les aéroports de La Rochelle, Limoges, Lyon, Clermont-Ferrand et Chambéry seront fermés samedi à partir de 08h00.

Vendredi à la mi-journée, la DGAC évoquait 1.400 annulations de vols en France depuis jeudi et plus de 120.000 passagers bloqués.

Air France a indiqué que les passagers dont le vol a été annulé pourraient reporter leur voyage en fonction des disponibilités ou demander le remboursement de leurs billets.

Pour ceux se trouvant déjà en correspondance à l'aéroport de Roissy, près de Paris, plus de 2.000 chambres ont été réservées pour la nuit de vendredi à samedi, précise la compagnie dans un communiqué.

Une paralysie du trafic aérien en raison d'une éruption volcanique, "c'est déjà arrivé en Asie, au Japon ou aux Philippines, mais pour nous, c'est une première", a commenté le porte-parole de la DGAC.

A l'instar de toute l'Europe continentale, l'éruption du volcan islandais sème la pagaille en France depuis jeudi.

"La remise en marche de la machine globale ne se fera pas de manière instantanée", a prévenu le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, sur Europe 1.

PAS DE DANGER POUR LA SANTÉ POUR L'INSTANT

Le directeur de la DGAC, Patrick Gandil, a également évoqué une "désorganisation" qui pourrait durer.

La DGAC et Air France ont de nouveau appelé les voyageurs à ne pas se rendre dans les aéroports fermés.

De nombreux voyageurs, dont certains avaient opté pour l'avion en raison de la grève à la SNCF, ont passé la nuit de jeudi à vendredi dans les aérogares dans l'espoir d'une reprise du trafic.

"Ce n'est agréable pour personne en ce vendredi de départs en vacances mais en même temps nous devons protéger les passagers", a fait valoir la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse sur LCI.

La zone de précaution définie par le centre londonien de veille volcanique s'est étendue jeudi au nord de l'espace aérien français.

Les cendres volcaniques rejetées par le volcan islandais contiennent des particules de verre et de roche pulvérisée qui peuvent endommager les moteurs et le fuselage des appareils.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), on ne peut pas exclure que ce nuage pose des problèmes aux personnes souffrant de difficultés respiratoires.

Dans un communiqué, la Direction générale de la Santé (DGS) française souligne cependant que "la haute altitude et la dispersion du nuage de cendres évitent un impact sanitaire significatif actuellement".

"En fonction de l'évolution de la situation et si cela s'avère nécessaire, des recommandations sanitaires seront émises", souligne la DGS.

"Toute diffusion de particules n'est pas une très bonne nouvelle pour le corps et pour les poumons mais il n'y a pas de risque massif", a dit de son côté Jean-Louis Borloo.

Le nuage va créer "une fine couche de protection par rapport au soleil et un très provisoire refroidissement pour quelques semaines".

Service France, édité par Sophie Louet