BFM Business

Les finances du PS ne connaissent pas la crise

Martine Aubry va laisser la tête du parti à Harlem Desir.

Martine Aubry va laisser la tête du parti à Harlem Desir. - -

Alors que s'ouvre le congrès national du PS, ce vendredi 26 octobre à Toulouse, les comptes du parti ne se sont jamais aussi bien portés.

La victoire fait du bien au moral, mais aussi au portefeuille. Le Parti socialiste, qui entame ce vendredi son congrès national à Toulouse, se porte bien. En gagnant toutes les élections depuis cinq ans (la dernière défaite remonte aux législatives de 2007), Martine Aubry peut ainsi laisser sa place à Harlem Desir, le cœur léger et les comptes au beau fixe.

Le dernier scrutin a eu pour effet d’augmenter de 20% les dotations publiques en faveur du parti, qui passeront de 23 à 30 millions d’euros en 2013. Ce qui portera le budget total à 53 millions d’euros. Autre facteur important, François Hollande a bénéficié de plus d’un million d’euros issus de versements privés (quand Ségolène Royal n’avait pas dépassé les 150 000 euros), pour sa campagne, ce qui a considérablement réduit les dépenses prévues.

"Envisager le pire"

Pour autant, le parti de la rose ne compte pas faire de folie. D’une part, le remboursement de dettes est toujours d’actualité. D’autre part, il faut "envisager le pire", dixit Régis Juanico, l’actuel trésorier. Le pire serait, par exemple, une débâcle aux prochaines élections législatives, voire sénatoriales. Car les subventions publiques représentent 55% des fonds du PS, le reste provenant exclusivement des cotisations versées par les adhérents. Régis Juanico prône donc une gestion "de bon père de famille" dans les années à venir. Harlem Désir est ainsi prévenu : disposer de comptes sains n’est pas synonyme de crédits illimités.

Le titre de l'encadré ici

|||

Les dotations publiques des principaux partis français

PS : 23 millions d’euros en 2007, 30 millions en 2012

UMP : 38 millions en 2007, 25 millions en 2012

FN : 2 millions en 2007, 6 millions en 2012

Front de gauche : 3,7 millions en 2007, 4,2 millions en 2012

EELV : 1,8 million en 2007, 3,5 millions en 2012

PRG : 1,1 million en 2007, 1,7 million en 2012

MoDem : 4,5 millions en 2007, 1,5 million en 2012

Yann Duvert