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Les aéroports au nord de l'axe Bordeaux-Nice fermés, sauf Nantes

En raison du nuage de cendres volcaniques venu d'Islande, les aéroports français situés au nord d'un axe Bordeaux-Nice sont fermés jusqu'à mardi, à l'exception de celui de Nantes. Au sud de la ligne Bordeaux-Nice, les aéroports français restent ouverts lu

En raison du nuage de cendres volcaniques venu d'Islande, les aéroports français situés au nord d'un axe Bordeaux-Nice sont fermés jusqu'à mardi, à l'exception de celui de Nantes. Au sud de la ligne Bordeaux-Nice, les aéroports français restent ouverts lu - -

PARIS - La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) confirme la fermeture jusqu'à mardi matin des aéroports français situés au nord d'un axe...

PARIS (Reuters) - La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) confirme la fermeture jusqu'à mardi matin des aéroports français situés au nord d'un axe Bordeaux-Nice à l'exception de celui de Nantes.

Le directeur de la DGAC, Patrick Gandil, a promis d'essayer d'améliorer les délais d'information à destination des compagnies aériennes et des passagers tout en insistant sur le caractère "difficilement prévisible" du nuage de cendres volcaniques venu d'Islande.

Au sud de la ligne Bordeaux-Nice, les aéroports français restent ouverts lundi. Il s'agit de Bordeaux, Biarritz, Toulouse, Pau, Tarbes, Montpellier, Marseille, Nice, Ajaccio et Bastia.

"L'aéroport de Nantes est rouvert au trafic commercial jusqu'au mardi 20 avril à 08h00 au moins", précise la DGAC dans son dernier communiqué.

Les prochaines prévisions de la DGAC sur les conséquences du nuage islandais sont annoncées pour lundi, "à partir de 15h00".

Selon Patrick Gandil, la progression du nuage est "extrêmement difficile" à prévoir, d'où une gestion à très court terme.

"Il est difficile pour les météorologues de mesurer précisément la dispersion des cendres volcaniques. Nous avons donc beaucoup de mal à travailler avec l'anticipation dont auraient besoin les compagnies aériennes, les tour-opérateurs et les passagers", reconnaît-il dans Le Figaro.

"Nous allons essayer de donner des informations sur 24 heures. Il faut donner davantage de préavis pour les compagnies mais je n'ai jamais vu de phénomène aussi difficilement prévisible", insiste-t-il.

Des vols tests ont été effectués dimanche en France, en Allemagne et aux Pays-Bas après trois jours de paralysie quasi-totale du trafic aérien en Europe du Nord.

"Le problème, c'est que personne ne sait nous dire quelle quantité de cendre est acceptable par les moteurs", a expliqué Patrick Gandil sur France Info.

"Dans certaines zones, les avions reviennent parfaitement intacts, c'est ce qui nous permet par exemple de maintenir ouverte la zone méditerranéenne", a-t-il ajouté.

D'autres tests vont avoir lieu cette semaine et à leur retour, les moteurs des appareils vont être "décortiqués".

En fonction de leur état, les pays européens pourraient établir des "corridors" aériens "sur un axe qui marche bien" pour tenter de relancer le trafic.

Les ministres des Transports européens doivent tenir lundi à la mi-journée une téléconférence pour réfléchir à de nouvelles mesures.

Laure Bretton, édité par Yves Clarisse