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Le Volkswagengate, ce n'est pas le dieselgate

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron accuse les constructeurs américains d'avoir intérêt à faire du Volkswagengate un dieselgate.

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron accuse les constructeurs américains d'avoir intérêt à faire du Volkswagengate un dieselgate. - Eric Piermont - AFP

Le ministre de l'Economie a appelé mercredi à ne pas faire porter sur toute la filière diesel les doutes et les déceptions nés de la découverte de moteurs truqués sur des véhicules Volkswagen.

Le diesel de Volkswagen n'est pas représentatif du diesel en général. Et si les modèles du constructeur allemand nuisent davantage à l'environnement que le prétendait le leader mondial de l'automobile, ce n'est pas forcément le cas de ces motorisations chez d'autres constructeurs. C'est le message qu'a martelé Emmanuel Macron, mercredi. "Le Volkswagengate, ce n'est pas le dieselgate", a tonné le ministre. Et s'adressant aux journalistes présent dans la salle, il a répété "ce sont deux choses différentes, et il faudra y veiller".

Le ministre de l'Economie, qui présidait un conseil stratégique de la filière automobile, s'en est pris aux constructeurs américains, qui ont selon lui intérêt à alimenter la confusion. "Sur le plan industriel, certains concurrents, en particulier américains, sont aujourd'hui beaucoup moins ouverts au diesel. Ils ont eux-mêmes des véhicules très polluants, parce qu'ils utilisent davantage ce qu'on appelle des SUV, des gros véhicules. Ceux-là cherchent à affaiblir l'industrie européenne par le biais de ce scandale".

Les équipements français sont "fiables"

Depuis Puiseux-Pontoise (Val d'Oise) dans une usine de l’équipementier Lisi, le ministre s'est entretenu deux heures durant avec des représentants du secteur automobile en France. "Les constructeurs français m’ont ici réaffirmé à nouveau la fiabilité de leurs équipements et des chiffres qui sont aujourd’hui annoncés" en termes de respect des normes d’émissions polluantes, a développé Emmanuel Macron pour qui "l’industrie française est en pointe en la matière, et c’est justement parce qu’elle est en pointe qu’elle n’a pas eu recours à des logiciels truqués comme certains de ses concurrents ont pu le faire".

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N.G. avec AFP