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Le Premier ministre grec annonce un accord avec l'UE et le FMI

Le Premier ministre grec, George Papandréou, a confirmé qu'Athènes avait conclu un accord avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international sur le déblocage d'une aide financière importante à son pays. /Photo prise le 29 avril 2010/REUTERS/John

Le Premier ministre grec, George Papandréou, a confirmé qu'Athènes avait conclu un accord avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international sur le déblocage d'une aide financière importante à son pays. /Photo prise le 29 avril 2010/REUTERS/John - -

ATHENES - Le Premier ministre grec, George Papandréou, a confirmé qu'Athènes avait conclu un accord avec l'Union européenne et le Fonds monétaire...

ATHENES (Reuters) - Le Premier ministre grec, le socialiste George Papandréou, a annoncé qu'Athènes avait conclu un accord avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international sur le déblocage d'une aide financière importante à son pays.

A Berlin, le ministère allemand des Finances a déclaré que les négociations avec la Grèce avaient pris fin, que les ministres des Finances de l'Eurogroupe discuteraient de leurs conclusions et y donneraient, a priori, leur feu vert, dans le courant de la journée.

Papandréou a souligné que recourir à un tel accord était synonyme de nouveaux sacrifices pour la population grecque et estimé que de tels sacrifices, si durs soient-ils, étaient nécessaires pour éviter une faillite de l'Etat grec.

"Les sacrifices engagés aujourd'hui sont durs mais nécessaires. Si nous ne faisons pas ces sacrifices, la Grèce fera faillite. Ces sacrifices nous donneront une marge de manoeuvre et le temps dont nous avons besoin pour procéder à de grands changements".

La Grèce, a-t-il expliqué, a besoin actuellement de pouvoir emprunter 60 milliards d'euros par an.

"Nul ne pouvait imaginer l'ampleur de la dette que le gouvernement précédent a laissé derrière lui", a-t-il rappelé.

"La Grèce a besoin de pouvoir emprunter 60 milliards d'euros par an".

Les mesures d'austérité décidées affecteront les employés mais aussi les retraités du secteur public.

"Dans la marge de négociation très étroite dans laquelle nous nous sommes retrouvés, il est bon que les salariés du secteur privé ne soient pas touchés. Nous avons dû prendre des mesures qui touchent les salariés et les retraités du secteur public. Cela parce que le grand homme malade, c'est le secteur public".

"J'ai tout fait, et je continuerai à tout faire pour que le pays ne fasse pas faillite", a dit Papandréou, qui a présidé dimanche matin un conseil des ministres.

"Nous avons eu des négociations marathon et avons fait en sorte que la communauté internationale prête attention aux problèmes du peuple grec. Je reste convaincu que cela n'est pas seulement notre problème à nous mais que cela relève aussi d'un problème de fonctionnement des marchés et des mécanismes de défense de l'euro".

Rene Maltezou, Eric Faye pour le service français