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Le Portugal privatise ses bijoux de famille

Après avoir cédé ses parts dans des entreprises d'énergie, Lisbonne vend des actifs sensibles : sa télévision, ses aéroports et ses chantiers navals

Après avoir cédé ses parts dans des entreprises d'énergie, Lisbonne vend des actifs sensibles : sa télévision, ses aéroports et ses chantiers navals - -

Lisbonne poursuit son programme de privatisations avec ses aéroports. C’est la première fois qu’un pays européen renonce à sa suprématie aérienne pour des raisons financières.

Le Portugal continue de se serrer la ceinture, et de privatiser. Le gouvernement doit dévoiler ce jeudi 27 décembre le nom du repreneur d'ANA, le gestionnaire des aéroports portugais. Privatiser, c'est l'un des engagements du Portugal auprès de ces créanciers. Et pour l’instant, l'engagement est tenu.

Les actifs portugais se vendent mieux que prévu. Le gouvernement en attend 5 milliards d'euros d'ici 2014. Il a déjà atteint 60% de son objectif.

Des Chinois achètent à bon prix des participations dans les énergéticiens

Tout s'est joué sur deux cessions. L'Etat a vendu ses participations dans des électriciens à des investisseurs chinois à un prix supérieur à ce qu'il espérait.

Mais le plus dur reste à venir. Car le Portugal s'attaque ce jeudi aux bijoux de famille. Des cessions très contestées par l'opposition et l'opinion publique, comme sa télévision publique, sa Poste, ses chantiers navals ou encore le groupe qui gère ses aéroports.

C'est la première fois en Europe qu'un pays renonce à sa suprématie aéroportuaire et aérienne pour des raisons financières. Ces sujets sont sensibles. La semaine dernière, le gouvernement a d'ailleurs fait marche arrière en renonçant à céder la compagnie aérienne, sous la pression de l'opposition, qui l'accusait de brader des actifs stratégiques.

Caroline Morisseau