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Le pari de Boris Johnson pour sortir la Grande-Bretagne de l'impasse actuelle sur le Brexit

Tout l'enjeu pour Boris Johnson des élections législatives anticipées de cette semaine, ce sera de réussir là où Theresa May a échoué.

Les élections législatives anticipées britanniques sont prévues ce jeudi et opposeront notamment le Premier ministre britannique Boris Johnson à son adversaire travailliste Jeremy Corbyn. Des élections qui devraient esquisser la direction du Royaume-Uni pour les années à venir, en particulier sur la question du Brexit. 

Invité à l'antenne de BFM Business ce lundi dans Good Morning Business, Wilfrid Galand, directeur stratégiste au sein de Montpensier Finance, estime que "le vrai sujet pour Boris Johnson" repose essentiellement sur le fait de savoir s'"il va réussir le pari qu'avait raté Theresa May'". Et de poursuivre: "Theresa May avait fait un peu le même pari que Boris Johnson". Lequel consistait à provoquer de nouvelles élections afin d'obtenir une majorité et faire voter ainsi un accord sur le départ de la Grande-Bretagne de l'Union européenne. Ce qui avait été un échec cuisant.

Obtenir une majorité "claire" au Parlement

"Toute la question que l'on va suivre et que les marchés financiers vont suivre de façon très attentive c'est: 'Est-ce que l'on va avoir une majorité claire qui va permettre d'arrêter d'avoir un parlement qui dit 'non' à tout?"", lance Wilfrid Galand.

Dans le cas où une majorité franche ressortirait de ce vote, le directeur stratégiste de Montpensier Finance rappelle que le Brexit doit entrer en vigueur au 31 janvier prochain. Mais il demeure quantité d'accords à négocier secteur par secteur.

"On va voir effectivement que rien n'est simple – même avec cet accord-là (le dernier en date négocié par Boris Johnson, NDLR) – néanmoins ça donne un peu de visibilité et on arrête d'avoir une Grande Bretagne qui n'arrive plus à s'en sortir", conclut Wilfrid Galand.

Jeudi 12 décembre, le Premier ministre conservateur, partisan d'une sortie de l'UE, devrait donc être fixé quant à la possibilité ou non de mettre en oeuvre sa version du Brexit, plus de 3 ans après le vote par référendum des Britanniques en faveur de la sortie de l'Union européenne.

J.C-H