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Le FMI peu optimiste sur la croissance en zone euro

Le FMI table également sur une baisse de la croissance mondiale.

Le FMI table également sur une baisse de la croissance mondiale. - Mandel Ngan - AFP

"Le Fonds monétaire international a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro cette année. L'institution a également abaissé sa prévision de croissance mondiale."

Le Fonds monétaire international a revu à la baisse ses prévisions de croissance mardi pour la zone euro en 2016. L'institution table sur une croissance de 1,5% en 2016 pour les 19 pays qui utilisent la monnaie unique, contre une prévision de 1,7% en janvier, et sur une progression de 1,6% en 2017, contre 1,7% précédemment.

À l'incertitude qui pèse sur les investisseurs depuis l'annonce d'un référendum sur le maintien du Royaume-Uni au sein de l'UE, s'ajoute "la tragédie des entrées de réfugiés à grande échelle, en particulier en provenance du Moyen-Orient", qui nourrit des tendances isolationnistes, souligne Maurice Obstfeld, conseiller économique en chef du FMI.

"La crainte du terrorisme joue un rôle aussi. Il pourrait en résulter un retour à des politiques plus nationalistes, y compris protectionnistes", prévient Maurice Obstfeld.

L'économie mondiale grippée

Par ailleurs, le FMI a assombri mardi son tableau de l'économie mondiale. Après 3,1% en 2015, le produit intérieur brut (PIB) du globe devrait progresser de 3,2% en 2016 et 3,5% en 2017, marquant un recul respectif de 0,2 et 0,1 point par rapport à janvier, selon les nouvelles projections du Fonds monétaire international qui tient son assemblée de printemps cette semaine à Washington.

Six ans après la crise financière, le FMI semble particulièrement préoccupé par le cocktail qui grippe l'économie mondiale: chute des cours des matières premières, difficile transition chinoise, coup de mou des marchés émergents et morosité dans les pays riches. Une nouvelle récession planétaire n'est pas encore au programme mais elle semble roder et pourrait s'approcher dangereusement si l'activité continuait de se détériorer.

"Une croissance plus faible laisserait l'économie mondiale à la merci de nouveaux chocs et augmenterait les risques de récession", admet le FMI dans ce rapport semestriel.

D. L. avec AFP