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Le FMI baisse ses prévisions de croissance en zone euro

La croissance devrait être moins importante que prévu en 2017.

La croissance devrait être moins importante que prévu en 2017. - Philippe Huguen - AFP

Le Fonds monétaire international estime que la croissance pourrait marquer le pas en zone euro. Elle serait de 1,4% plutôt qu'1,6% comme le prévoyait la précédente estimation.

Le Fonds monétaire international a révisé à la baisse sa prévision de croissance pour la zone euro en 2017. Le FMI table désormais sur 1,4%, contre 1,6% auparavant. "La croissance dans la zone euro devrait ralentir à 1,4% en 2017, principalement en raison de l'impact négatif du référendum britannique" sur la sortie de l'UE, estime le FMI, dans son rapport annuel. Le 12 avril dernier, il tablait sur une croissance de 1,6%.

Il a en revanche revu à la hausse la croissance pour 2016, à 1,6%, contre 1,5% dans sa précédente prévision.

Le FMI pointe différents risques grandissants qui pèsent sur l'économie des 19 pays ayant adopté la monnaie unique européenne. Il mentionne tout d'abord le ralentissement de la croissance mondiale, qui pourrait fragiliser la reprise, tirée actuellement par la demande intérieure.

Crise des réfugiés et menaces terroristes

Il cite ensuite "les conséquences du référendum britannique, la crise des réfugiés et les inquiétudes quant à d'éventuelles menaces terroristes", qui "pourraient contribuer à davantage d'incertitudes, ce qui se répercuterait sur la croissance et empêcherait d'avancer sur les réformes".

Enfin, il pointe les risques engendrés par la faiblesse du secteur bancaire et financier de certains pays.

Lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes, Mahmood Pradhan, directeur adjoint du département Europe de l'organisation basée à Washington, a estimé que l'impact sur la croissance de la zone euro serait plus grand si les négociations sur une sortie de la Grande-Bretagne de l'UE duraient longtemps. "Nous ne savons pas actuellement combien de temps durera ce processus de négociations. Ce qui nous inquiète, c'est si ce processus dure longtemps", a-t-il dit.

D. L. avec AFP