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Laurent Berger (CFDT) appelle à augmenter "tous les bas salaires" en France

Invité de BFMTV et RMC, le Secrétaire général de la CFDT, réclame une augmentation de toutes les grilles salariales sous le Smic.

Laurent Berger réclame une augmentation des plus bas salaires et en particulier de tous ceux situés en dessous du Smic. Invité de BFMTV et RMC, il a détaillé deux axes d’aides aux salariés.

Il faut des “aides ciblées sur le logement, la consommation, les transports", explique le Secrétaire général de la CFDT. Mais le point central réside dans la question des niveaux de salaire. “Aujourd'hui, l’inflation met en lumière une disparité énorme sur la question des salaires”.

Interrogé sur la meilleure méthode à suivre, augmenter les prix ou les salaires, Laurent Berger répond par la deuxième proposition.

“La solution c’est d’abord d’augmenter les salaires. Notamment de tous ceux qui ont des bas salaires aujourd’hui.”

La progression des salaires est faible. “Dans la fonction publique territoriale (...) quand vous êtes catégorie C, il faut 11 ans avant d’avoir une rémunération au-dessus du Smic”.

Laurent Berger lance un appelle au gouvernement et au patronat: “Il faut augmenter toutes les grilles en dessous du Smic”.

Revalorisation des salaires ou coupe des subventions publiques

Et d’avancer un chiffre: 144 branches professionnelles sur 171 (de plus de 5000 salariés) proposent “des salaires qui commencent en dessous du Smic”.

La proposition de la CFDT, que ces entreprises aient trois mois pour négocier une revalorisation de leurs grilles sans quoi les aides publiques de l’Etat seraient supprimées.

A la question de savoir si le gouvernement soutient cette idée du 1er syndicat de France, Laurent Berger répond qu’il s’agit d’un “entre-deux” pour le moment.

“On a des dossiers avec des propositions très concrètes. On arrivera avec (devant la Première ministre Elisabeth Borne)”, prévient le Secrétaire général de la CFDT.

Il en appelle aussi à la responsabilité du monde patronal. Dans le secteur de la boulangerie par exemple, la demande de hausse des salaires minimum n’a abouti à rien, selon Laurent Berger. “On a des exemples dans la propreté et dans d’autres secteurs. Donc oui, il faut des négociations salariales”, conclut-il.

Sofiane Aklouf