BFM Business

L'Unsa et la CFDT acceptent de rencontrer Élisabeth Borne vendredi

Le rendez-vous entre Élisabeth Borne, l'Unsa-ferroviaire et la CFDT-cheminots portera sur les amendements déposés par les syndicats. (image d'illustration)

Le rendez-vous entre Élisabeth Borne, l'Unsa-ferroviaire et la CFDT-cheminots portera sur les amendements déposés par les syndicats. (image d'illustration) - Jacques Demarthon - AFP

Les deux syndicats ont décidé de répondre favorablement à l'invitation de la ministre des Transports. Ils échangeront avec elle vendredi sur les amendements déposés avant le passage de la loi de réforme ferroviaire au Sénat.

Deux syndicats de cheminots ont accepté de rencontrer Élisabeth Borne avant le passage de la réforme ferroviaire au Sénat. "Je recevrai vendredi prochain les syndicats qui le souhaitent. Deux organisations syndicales ont indiqué vouloir proposer des amendements", a indiqué Élisabeth Borne mercredi à l'Assemblée nationale.

L'Unsa-ferroviaire (le deuxième syndicat à la SNCF) se rendra à cette réunion vendredi, a indiqué son secrétaire général Roger Dillenseger. Idem pour la CFDT-Cheminots (le quatrième syndicat), selon Sébastien Mariani, son secrétaire général-adjoint. 

La CFDT a en particulier préparé "42 amendements" qu'elle veut que le gouvernement "étudie" et "introduise dans la loi" de réforme ferroviaire, avait précisé mercredi matin sur franceinfo Laurent Berger, le patron de la CFDT.

"Il reste des champs de discussion" 

Les syndicats de cheminots boudaient les réunions de concertation animées par la ministre des Transports depuis trois semaines, estimant qu'il n'y avait en fait rien à négocier. Ils l'ont en revanche revue lundi à Matignon, quand le Premier ministre Édouard Philippe les a tous reçus.

Pour Élisabeth Borne -qui a repris mercredi plus ou moins les mêmes termes qu'Édouard Philippe deux jours plus tôt-, "le gouvernement a passé un message de fermeté et d'ouverture". "Nous ne reviendrons pas sur les grands principes de la réforme adoptée très largement par votre assemblée le 17 avril dernier", a-t-elle répété devant les députés.

Mais "il reste des champs de discussion", selon elle, avec les éventuels amendements des syndicats pour préciser ou compléter le texte de loi, à l'intérieur de la SNCF et au niveau de la branche du ferroviaire qui doit compléter sa convention collective. "L'État s'engagera pleinement pour que les négociations aboutissent", a insisté la ministre.

A.M. avec AFP