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L'OCDE ne croit pas à l'inversion de la courbe du chômage en France

Le Château de la Muette à Paris, siège de l'OCDE.

Le Château de la Muette à Paris, siège de l'OCDE. - -

L'organisation a publié ce mardi 19 novembre ses nouvelles prévisions économiques. Dans le cas de la France, elle table sur un taux de chômage qui atteindra 11,2% en 2014, pour une croissance de 1%.

La promesse de François Hollande semble de plus en plus fragile. Ce mardi 19 novembre, l'OCDE a actualisé ses prévisions économiques pour l'ensemble des pays composant l'organisation.

Et le club des pays riches continue de s'afficher parmi les instituts qui doutent de la capacité du gouvernement à inverser durablement la courbe du chômage avant la fin 2013. Ainsi, l'organisation table sur un taux de 11% en 2013, en incluant les DOM-TOM, puis de 11,2% en 2014 avant une légère décrue en 2015, à 11,1%.

"La hausse du chômage s'est atténuée, en partie en raison des emplois aidés qui ciblent les personnes sans emplois peu qualifiées", note ainsi l'OCDE dans son document.

Une légère révision à la baisse de la croissance pour 2013

Concernant la croissance, l'OCDE reste un peu plus optimiste que le gouvernement français, même si elle a légèrement révisé à la baisse sa prévision pour cette année. Elle table ainsi sur un chiffre de 0,2% pour 2013 contre 0,3% lors de sa précédente estimation de septembre dernier. Bercy, pour le moment, préfère rester sur un prudent 0,1%.

Pour 2014, l'OCDE table sur 1% et pour 2015, sur 1,6%, soit une trajectoire assez semblable à celle du gouvernement qui lui prévoit 0,9% pour l'année prochaine et 1,7% en 2015.

"L'accélération graduelle de l'investissement des entreprises et le ralentissement de l'assainissement budgétaire devraient mettre les perspectives économiques sur un meilleur pied. La dynamique de la construction devrait s'améliorer après les élections municipales de 2014 dans la mesure où de nombreux projets et autorisations de construction ont été mis en attente".

Une inflation autour de 1%

L'OCDE estime par ailleurs que les hausses de TVA qui entreront en vigueur le 1er janvier prochain n'auront qu'un faible impact sur l'inflation qui, selon elle, devrait tourner autour des 1% par an.

Sans surprise, l'OCDE a une nouvelle fois appelé l'Hexagone à effectuer davantage de réformes structurelles pour "améliorer la confiance et réduire plus rapidement le poids de la dette" ainsi que "renforcer la crédibilité de la politique fiscale".

Par ailleurs, concernant l'Allemagne, l'OCDE a, comme Bruxelles, appelé Berlin à "rééquilibrer [son] économie vers la demande intérieure" et utiliser ainsi ses excédents commerciaux.

Julien Marion