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L'Italie bénéficie d'un regain de confiance

L'Italie est peut-être en train de sortir du marasme économique.

L'Italie est peut-être en train de sortir du marasme économique. - -

L'agence Moody's a relevé la perspective de la note souveraine italienne, le PIB a arrêté de se contracter au 4e trimestre et la démission du Premier ministre n'a pas effarouché les marchés.

Les signaux positifs se sont multipliés, vendredi 14 février, sur la situation économique de l'Italie. Moody's a relevé la perspective de la note de la péninsule, de négative à stable. Sans changer sa note, l'agence de notation financière a indiqué pourrait relever la note de l'Italie si la situation économique s'améliorait à la faveur de réformes économiques. Elle évoque notamment la "résilience de la solidité financière du gouvernement italien".

Moody's s'attend à ce que le ratio d'endettement de l'Etat italien, après avoir culminé à 135%, se stabilise en 2014. A condition toutefois qu'une "modeste croissance" reprenne dans le pays, "que les autorités redressent le budget comme prévu et que les coûts de financement n'augmentent pas".

Les remous dans la vie politique italienne, qui ont mené à la démission du Premier ministre Enrico Letta vendredi n'émeuvent pas l'agence. Son remplacement vraisemblable par Matteo Renzi "ne change rien à nos attentes dans ce domaine", souligne Moody's.

0,1% de croissance au quatrième trimestre

Autre voyant au vert: une très légère hausse de son PIB au 4ème trimestre 2013, de 0,1% au dernier trimestre 2013 par rapport au précédent, selon les chiffres provisoires publiés vendredi par l'Institut national des statistiques (Istat).

Cette progression reste modeste vis-à-vis de celle des autres pays européens, mais elle laisse entrevoir une sortie de récession de la Botte. L'Italie cumule en effet huit trimestres consécutifs de contraction de son PIB, et un trimestre de stagnation. Pour autant, sur l'année 2013, la croissance a continué d'être négative: le PIB s'est contracté de 1,9% par rapport à 2012.

Encourageant aussi, le regain de confiance des marchés. En dépit du coup de théâtre politique et des chiffres en demi-teinte de la croissance, la Bourse de Milan a clôturé en hausse de 1,62% le 14 février, et le spread, c'est-à-dire la différence entre les taux obligataires italiens à dix ans et les taux allemands, a reculé.

N.G. avec agences