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L'indépendance de l'Ecosse inquiète l'Europe

Les Ecossais vont voter le 18 septembre.

Les Ecossais vont voter le 18 septembre. - -

Le référendum sur l'indépendance du pays aura lieu dans six semaines. Si les partisans du oui restent pour l'instant minoritaires, leur activisme inquiète les responsables européens et les marchés.

Un tête à tête attendu par toute l’Ecosse. Le premier débat télévisé a eu lieu mardi 5 août entre Alex Salmond, premier ministre du pays et fer de lance des indépendantistes écossais, et Alistair Darling, porte -parole des unionistes.

Un débat important pour les partisans de l’indépendance, à la traîne dans les sondages. Ils ne récoltent pour le moment que 36% des voix contre 48% pour les supporteurs du non.

Plus que six semaines avant le référendum, qui aura lieu le 18 septembre. En attendant le verdict du peuple écossais, l’Europe s’inquiète. C’est un des leitmotiv des partisans du oui à l’indépendance. Seule, l’Ecosse sera plus forte. Seule, elle deviendra le 14ème pays le plus riche du monde, sans jamais donner de chiffres précis. Il faut montrer que l’Ecosse est capable de survivre seule sur la scène financière.

Les Britanniques pourraient sortir de l'UE

Mais face à ses certitudes, le leader des indépendantistes se heurte à une difficulté de taille: la question européenne. Le premier ministre écossais pensait pouvoir intégrer l’Union dès l’indépendance proclamée. Rappel poli de Bruxelles : l’Ecosse devra suivre le parcours de n’importe quel nouveau candidat. Pas d’intégration avant au moins 5 ans. De quoi revoir quelques calculs.

Pour cela, il reste six semaines aux indépendantistes pour convaincre les 16% d’Ecossais encore indécis. Un mois et demi aussi pour rassurer l’Europe et les marchés.

Des marchés qui, eux, redoutent encore davantage un autre référendum. Les Britanniques seront peut-être appelés à se prononcer sur leur maintien dans l'Union européenne. Or, si d'ici là les Ecossais - traditionnellement les plus europhiles des Britanniques - ont pris leur indépendance, ce sont autant de voix pour l'Europe qui ne seront pas dans les urnes.

Justine Vassogne