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L’emploi salarié marque un peu le pas

L'Ile-de-France concentre 18% du volume des offres sur le territoire.

L'Ile-de-France concentre 18% du volume des offres sur le territoire. - Miguel Medina - AFP

Les créations nettes d’emplois dans le privé a progressé de 0,3% au deuxième trimestre contre 0,5% trois mois plus tôt. La construction est son principal moteur.

La dynamique s’essouffle quelque peu. Au deuxième trimestre, le secteur privé a enregistré 62.100 créations nettes de postes, soit une hausse de 0,3%, selon des chiffres provisoires de l'Insee. Au premier trimestre, on avait compté 90.000 emplois créés (+0,5%). Sur un an, l'emploi salarié reste néanmoins dans le vert avec une hausse de 1,3% (+266.000).

Ce ralentissement au 2e trimestre va de pair avec une croissance économique qui a également ralenti (+0,2%), en raison d'un coup de frein inattendu de la consommation des ménages. 

Selon l’Insee, le principal moteur des créations de postes est le secteur de la construction avec +0,7% (+9800) après +1,2% au trimestre précédent. L’emploi salarié alentit à peine dans l’industrie : +0,1 % (soit +3 000), après +0,2 %. Sur un an, l’emploi salarié privé s’accroît de 41.400 dans la construction et de 20.000 dans l’industrie.

L’emploi privé continue d'augmenter nettement dans les services marchands : +0,4 % (soit +47.500), après +0,6 % au premier trimestre, portant à +1,5 % sa hausse sur un an (soit +186.300). Hors intérim, sa progression est comparable : +0,4 % (soit +46.500), après +0,5 % le trimestre précédent, et +1,7 % sur un an. L’emploi privé dans les services non marchands demeure stable sur le trimestre, à un niveau légèrement plus élevé qu'un an auparavant (+0,3 %).

L’intérim en baisse

Après un rebond au premier trimestre (+1,3 %), l’emploi intérimaire ralentit nettement : +0,1 % (soit +1000 après +10.600). Il reste inférieur à son niveau atteint un an auparavant (−0,9 %, soit −6 900).

Au total, l'emploi salarié compte 19,6 millions de postes et augmente de manière continue depuis le 2e trimestre 2015. 

Rappelons qu’au deuxième trimestre, le nombre de demandeurs d’emplois a reculé de 0,5% à 3,6 millions de personnes. C’est donc un peu moins bien que lors des précédents trimestres qui avaient connu des replis de 0,7% et 1,1%. Sur un an, la baisse atteint 1,9%.

Selon l’Insee (en mai dernier), le taux de chômage français est désormais de 8,7% en France, son plus bas niveau depuis 10 ans et de 8,4% pour la seule métropole.

Et plusieurs indicateurs laissaient augurer d'une poursuite de la baisse. Les créations d'emploi salarié se sont ainsi accélérées au premier trimestre avec 93.000 nouveaux postes (+0,4%), au-delà de ce que laissait envisager la croissance (+0,3% au premier trimestre, 1,3% prévu sur l'année par l'Insee).

Combinées à un ralentissement de la hausse de la population active, ces créations d'emploi devraient, selon la dernière note de conjoncture de l'Insee, déboucher sur un taux de chômage (au sens du BIT) à 8,3% fin 2019, en diminution de 0,5 point sur un an.

la rédaction