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"Karine Berger mélange des kiwis et des salades"

Thibault Lanxade estime que les entreprise ont besoin de confiance pour continuer à investir.

Thibault Lanxade estime que les entreprise ont besoin de confiance pour continuer à investir. - BFM Business

Le Medef s'insurge contre les propositions du PS qui, pour baisser les impôts des ménages, propose de puiser dans les fonds destinés à soutenir les entreprises. Une imposture économique assure Thibault Lanxade sur BFM Business.

Le geste fiscal pour les Français, réclamé par le parti socialiste, passe mal auprès du Medef. Pourquoi? Parce que le PS propose de financer ces allégements d'impôts en puisant dans les fonds destinés à soutenir les entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité. La député socialiste Karine Berger met en effet en avant le taux de marges des entreprises qui seraient désormais revenu au niveau d'avant-crise. Un constat écarté par le patronat.

"C'est une imposture économique", s'enflamme Thibault Lanxade vice-président du Medef en charge des TPE-PME, sur BFM Business ce 29 juillet. Il s'oppose à la remise en cause de "ce qui a été gravé dans le marbre, à savoir la parole du Président".

"Karine Berger mélange des kiwis avec des salades" tonne le vice-président du Medef. "Elle parle de la baisse du pétrole, qui ne concerne que les marges industrielles et donc pas toutes les entreprises", avant d'ajouter que cela ne dope pas la compétitivité française puisque toutes les entreprises européennes en bénéficient.

Consolider la croissance

"Elle parle de façon éhonté des marges des entreprises qui sont aujourd'hui stabilisées autour de 29% et qui pourront peut-être atteindre 33%. Et nous avons un différentiel avec l'Allemagne de 41%, et c'est ça qui compte" argumente Pierre Lanxade. Et d'ajouter que, dans le même temps, les Français aussi ont déjà vu leur niveau de vie s'améliorer, avec une augmentation de 1,3%.

"Le PS remet en cause la trajectoire établie au moment où les entreprises ont besoin de confiance, où il y a des frémissements de reprise" regrette le vice-président.

"Oui, il y a des améliorations que l'on peut voir et c'est heureux. Cela étant faisons attention que cette croissance soit une croissance molle. Cest une croissance compliquée que nous avons besoin de consolider pour que la compétitivité, qui est la finalité de ce pacte de responsabilité, soit quelque chose de tangible" poursuit-il.

Et de regretter que l'on oppose ménage et entreprise, "un choix malheureux". "Il faut arrêter de cliver dans ce pays. L'un ne va pas sans l'autre", affirme Thibault Lanxade.

C.C.