BFM Business

Italie: Matteo Renzi annonce 10 milliards d'euros de baisses d'impôts

Matteo Renzi a annoncé des baisses d'impôts qui bénéficieront aux personnes gagnant moins de 25.000 euros nets par an.

Matteo Renzi a annoncé des baisses d'impôts qui bénéficieront aux personnes gagnant moins de 25.000 euros nets par an. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le président du Conseil italien a annoncé, ce mercredi 12 mars, une importante diminution de la pression fiscale pour 10 millions de contribuables, afin de redynamiser la consommation. Il a assuré que le pays "a les moyens" de financer cette mesure.

Matteo Renzi avait promis aux Italiens de diminuer la pression fiscale. Ce mercredi 12 mars, il a tenu son engagement, en annonçant des baisses d'impôts pour 10 millions de personnes, représentant un coût de 10 milliards d'euros.

"Pour nous, il est évident que mettre dans les poches des Italiens 1.000 euros en plus (sur un an) aidera à la consommation: c'est une mesure d'attention, d'équité, une mesure de portée historique", a-t-il annoncé lors d'une conférence de presse.

Matteo Renzi a assuré que l'Etat italien dispose "des moyens de financer" ces réductions d'impôts, qui bénéficieront essentiellement à la classe moyenne (gagnant moins de 25.000 euros net par an) et aux couches les plus pauvres. Le tout en respectant la norme d'un déficit de 3% du PIB, exigé par l'Union européenne.

Baisse de la taxe professionnelle

"J'ai lu des polémiques (dans les journaux) sur la couverture de ces dépenses. C'est incroyable qu'on en doute. L'argent pour remettre ces 10 milliards dans les poches des Italiens est là", a-t-il indiqué.

Il a expliqué ensuite que le Conseil des ministres a réussi à trouver ces 10 milliards "sur la base des économies sur les dépenses (publiques), des conditions macroéconomiques générales (baisse des intérêts que doit payer l'Italie sur sa dette, ndlr), sans aucune augmentation des taxes".

Il a aussi annoncé pour les entreprises "une baisse de 10% de la taxe professionnelle Irap" qui sera financée par une hausse de 20 à 26% de la taxation sur les gains financiers, sauf celle sur les obligations d'Etat.

Ces allègements fiscaux entreront en vigueur dès le 1er mai, a-t-il précisé, regrettant de ne pas être parvenu à abaisser l'impôt sur le revenu dès le 1er avril pour des raisons techniques.

J.M. avec AFP