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Infrastructures, réformes... Pourquoi l'Hexagone gagne en attractivité selon Business France

Invité sur BFM Business, l'ambassadeur délégué aux investissements internationaux et président de Business France rappelle que pour maintenir son caractère hautement attractif, la France doit aujourd'hui favoriser l'inclusion de jeunes et attirer davantage d'usines du futur.

Plus de 400 hauts représentants d’entreprises étrangères implantées sur le territoire national se sont donnés rendez-vous ce jeudi à la Sorbonne à l'occasion de la 14e édition des "Etats de la France". Une grand-messe annuelle dont l'ambition est de débattre, avec des sociétés étrangères, sur l'attractivité de la France. Un événement soutenu par Business France (l'agence de promotion de l'Hexagone à l'étranger) dont le dernier sondage réalisé par Ipsos et publié mercredi souligne que, malgré la crise des gilets jaunes, la France continue de disposer d'une image positive pour 86% des sièges mondiaux de multinationales interrogés.

Un pourcentage que l'ambassadeur délégué aux investissements internationaux et président de Business France, Pascal Cagni, salue. Invité ce jeudi à l'antenne de BFM Business, il conçoit que ces chiffres puissent sembler "exceptionnels".

Quand les réformes portent leurs fruits

"Vous pourriez douter de leur réalité, mais en fait on tire maintenant bénéfice – après deux ou trois années de réforme – d'une vraie cristallisation sur la scène internationale d'une France qui se réforme", justifie-t-il. "Et une France qui se réforme et qui devient plus accueillante pour les entreprises comme pour les entrepreneurs est une France en fait qui séduit".

Pascal Cagni estime aussi que la France tire aujourd'hui parti "de plus de 20 ans d'investissements" dans ses infrastructures. Mais ce n'est pas le seul élément.

"On titre parti d'un talent qui est dorénavant reconnu. On tire parti aussi d'un élan – (celui) de notre jeunesse qui veut aujourd'hui être entrepreneur. Et puis on tire parti aussi du fait que l'on a résisté là où le Brexit va marquer, pour une décennie sinon plus, un pays. On a résisté à un courant social qui pourtant était légitime et mieux encore, on l'intègre dans ce que l'on fait. Donc ce qui est intéressant c'est que les entreprises étrangères non seulement votent pour la France, mais elles reconnaissent que quand on innove avec, par exemple, l'application du compte personnel de formation", cela prouve que la France "innove, même en matière sociale", souligne le patron de Business France.

Tabler sur la jeunesse et l'usine du futur

Dans ce paysage, quelques cumulus subsistent. Selon lui, il convient aujourd'hui de favoriser d'avantage l'inclusion de jeunes issus des quartiers prioritaires dans les entreprises au travers de stages notamment et donc de faire en sorte que "l'entreprise s'ouvre" sur un "univers que l'on n'a pas suffisamment intégré".

Enfin, alors que le monde connaît un ralentissement global au niveau de sa croissance, les chiffres qui concernent la France prouvent que l'Hexagone "va encore avoir une petite croissance sur le nombre de projets d'investissement sur le territoire national", pointe Pascal Cagni.

J.C-H