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Il ne reste que peu de temps pour relancer Heuliez, dit Estrosi

Selon le ministre de l'Industrie Christian Estrosi, il ne reste que quelques semaines pour relancer l'équipementier automobile français Heuliez, situé dans les Deux-Sèvres et placé en redressement judiciaire il y a près d'un an. /Photo d'archives/REUTERS/

Selon le ministre de l'Industrie Christian Estrosi, il ne reste que quelques semaines pour relancer l'équipementier automobile français Heuliez, situé dans les Deux-Sèvres et placé en redressement judiciaire il y a près d'un an. /Photo d'archives/REUTERS/ - -

PARIS - Il ne reste que quelques semaines pour relancer l'équipementier automobile français Heuliez, situé dans les Deux-Sèvres et placé en...

PARIS (Reuters) - Il ne reste que quelques semaines pour relancer l'équipementier automobile français Heuliez, situé dans les Deux-Sèvres et placé en redressement judiciaire il y a près d'un an, déclare le ministre de l'Industrie Christian Estrosi.

Les autorités sont à la recherche d'autres partenaires après la proposition d'un fonds d'investissement turc d'apporter 10 millions d'euros pour 15% du capital. L'Etat a promis 10 millions d'euros et la région Poitou-Charentes s'est engagée à hauteur de cinq millions d'euros.

"Je vais m'employer dans les jours qui viennent à ce que d'autres investisseurs viennent compléter ce tour de table", a dit Christian Estrosi sur I>télé.

Prié de confirmer des rumeurs annonçant l'intérêt d'un investisseur allemand, il a répondu : "Oui, mais ce n'est pas le seul, je ne veux pas faire preuve d'excès d'optimisme, on a 600 salariés qui sont dans l'angoisse, il faut faire vite."

"Nous avons quelques semaines pour réussir, je mettrai toutes mes forces pour essayer de les accompagner", a-t-il conclu.

L'avenir d'Heuliez dépend pour l'essentiel du développement de la voiture électrique Mia, présentée au dernier salon de Genève. Les autres activités d'Heuliez comme l'emboutissage ont fortement ralenti ces dernières années.

Le dossier fait l'objet d'un vif débat politique entre le conseil régional de Poitou-Charentes, dirigé par la socialiste Ségolène Royal, et le gouvernement.

Thierry Lévêque, édité par Jean-Stéphane Brosse