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Hollande: "le protectionnisme est la pire des réponses"

François Hollande à fait allusion à la politique de Donald Trump

François Hollande à fait allusion à la politique de Donald Trump - Stéphane de Sakutin - AFP

Lors d'un déplacement au Chili, le président de la République a clairement fait allusion à la politique économique du nouveau président américain et a réaffirmé son opposition au protectionnisme.

François Hollande lance une nouvelle mise en garde. Le protectionnisme est "la pire des réponses", car il "affecte l'emploi", surtout dans les pays qui "l'installent", a-t-il ainsi averti samedi à Santiago, faisant clairement allusion à la politique annoncée par le nouveau président américain Donald Trump.

"Nous sommes tout à fait opposés au protectionnisme. Nous sommes pour une mondialisation régulée, pour qu'il y ait des normes sanitaires, des normes sociales (...) dans les échanges entre les pays, entre les régions", a déclaré François Hollande au palais présidentiel de La Moneda à Santiago, au cours d'une conférence de presse commune avec son homologue chilienne Michelle Bachelet.

Le protectionnisme nuit à la croissance

Le "protectionnisme est la pire des réponses", a martelé le chef de l'Etat français. "C'est celle qui en définitive empêche les échanges, nuit à la croissance et affecte l'emploi, y compris dans les pays qui fondent le protectionnisme et qui surtout l'installent".

Assurant qu'il était possible de "changer le monde grâce aux échanges que nous avons organisés ensemble", François Hollande a en outre souhaité que "notre action internationale puisse être dominée par des principes. Et d'abord le multilatéralisme", proclamant son attachement aux Nations unies.

Le président français, qui s'exprimait à l'issue d'une cérémonie de signature d'accords entre la France et le Chili, où il effectue une visite officielle, a aussi évoqué "les liens" existants entre les deux pays.

"Dans ma génération, le Chili représente à la fois une douleur et une espérance. La douleur, ce fut quand il y a eu le coup d'État et parce que le président (Salvador) Allende est mort ici dans son palais (en 1973, NDLR). Et l'espérance, c'était ce que nous avions été capables de faire pour accueillir les exilés chiliens et ensuite pour faire l'accompagnement vers la démocratie".

"Et aujourd'hui, le Chili est un pays stable sur le plan politique, dynamique sur le plan économique, et ouvert sur le monde. C'est un exemple pour le monde", a conclu le président français.

J.M. avec AFP