BFM Business

Hollande: "il faut tout faire pour que les négociations reprennent" en Grèce

François Hollande veut tout faire pour "parvenir à un compromis".

François Hollande veut tout faire pour "parvenir à un compromis". - Remy Gabalda - AFP

Le président français a appelé à "tout faire" pour parvenir à un "compromis" sur la dette grecque. Le premier ministre grec estime qu'une sortie de la Grèce de l'euro "ne peut pas être une option".

François Hollande ne veut pas baisser les bras. "Il faut tout faire pour que les négociation reprennent, que les discussions puissent aboutir à un compromis mais à un compromis fondé sur les règles européennes", a déclaré le chef de l'Etat français ce vendredi 19 juin.

Un peu plus tôt dans la matinée, Alexis Tsipras n'a pas hésité à déclarer, lors d'une interview au quotidien autrichien Kurier, qu'une sortie de la Grèce de l'euro ("Grexit") signerait "le début de la fin de la zone euro".

"Le fameux Grexit ne peut pas être une option, ni pour les Grecs, ni pour l'Union européenne. Ce serait un processus irréversible, ce serait le début de la fin de la zone euro", a-t-il déclaré dans cet entretien présenté comme "exclusif".

Les sacrifices consentis par sa population

"Jusqu'à présent, l'Europe s'est toujours orientée vers davantage d'unité. Prendre la direction opposée signifierait l'échec de l'idée européenne", estime le dirigeant grec. Selon lui, le débat autour d'un Grexit, qui a pris de la consistance ces derniers jours faute d'accord entre Athènes et ses créanciers, "a commencé quand on a commencé à appliquer le programme rigide d'économies imposé par l'UE et le Fonds monétaire international".

Malgré les sacrifices consentis par sa population, "la Grèce n'est pas devenue plus compétitive, et la dette de l'Etat ne s'est pas réduite. Le concept tout entier doit être revu", souligne Alexis Tsipras.

Après un nouvel échec des discussions jeudi soir, un sommet exceptionnel des chefs d'Etat et de gouvernement des 19 pays de la zone euro consacré à la Grèce sera organisé lundi soir à Bruxelles. Faute d'accord d'ici à la fin juin, la Grèce pourrait être dans l'incapacité de rembourser au FMI quelque 1,5 milliard d'euros de prêts arrivant à échéance et pourrait alors être en défaut de paiement.

D. L. avec AFP