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Grèce: opération séduction pour Alexis Tsipras

Le suspense demeure en Grèce.

Le suspense demeure en Grèce. - Angelos Tzortzinis - AFP

Alexis Tsipras n'a pas encore présenté ses propositions. Il le fera jeudi 9 juillet. Mais ce mercredi, devant le Parlement européen, il a tenté de rassurer les créanciers.

Alexis Tsipras a tenté de caresser les créanciers dans le sens du poil. "La Grèce ne veut pas faire supporter la charge de la dette par les contribuables européens", a annoncé le Premier ministre grec, ce mercredi 8 juillet devant le Parlement européen.

Mais Athènes ne s'est pas arrêtée là. La Grèce s'est engagée à réformer dès la semaine prochaine son système de retraites et sa fiscalité pour obtenir de ses partenaires européens un prêt de trois ans couvrant les remboursements de sa dette, écrit-elle dans une lettre adressée au Mécanisme européen de stabilité (MES).

Cette lettre est une demande formelle de prêt de la Grèce. Elle sera examinée non par l'Eurogroupe (ministres des Finances de la zone euro) mais par le groupe de travail qui réunit les directeurs du Trésor, a déclaré la présidence de l'Eurogroupe. Les partenaires européens examineront également les propositions que fera la Grèce demain, jeudi 9 juillet.

En tout cas, le climat semblait un peu plus apaisé ce mercredi. Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de maintenir le niveau des liquidités d'urgence accordées aux banques grecques. De son côté, Manuel Valls à l'Assemblée a martelé: "la France refuse que la Grèce sorte de la zone euro. Je ne veux pas de la dislocation de l'Europe. Ce serait un aveu d'impuissance". Et Pierre Moscovici a estimé que "le dialogue est renoué". François Hollande a, lui, déclaré que "la France fera en sorte que la Grèce puisse être encouragée à produire les éléments les plus précis possible".

Evidemment, l'inquiétude demeure: des responsables de la Fed ont exprimé leurs craintes qu'un échec des négociations sur la dette grecque n'affecte les marchés américains, un décret ministériel de prolongation de la fermeture des banques a été promulgué et Nicolas Sarkozy a estimé que: "si la Grèce est aujourd'hui au bord de la faillite, c'est parce qu'elle n'a pas eu un Etat digne de ce nom. Le problème c'est qu'on ne travaille pas assez en Grèce". Mais surtout, la directrice du FMI, Christine Lagarde a déclaré: "la Grèce est dans une situation de crise aiguë, qui doit être traitée rapidement et avec sérieux". La journée de jeudi en dira un peu plus sur l'avenir de la Grèce.

>> Revivez cette journée du 8 juillet. Journée d'apaisement avant que la Grèce ne présente ses propositions concrètes.

21h11 - Pour Lagarde, une restructuration de la dette est nécessaire

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a déclaré mercredi qu'il n'était pas possible de réserver un traitement de faveur à la Grèce.Elle estime qu'une restructuration de la dette est nécessaire

"Le FMI a choisi de rester silencieux mais nous nous efforçons de suivre de près l'évolution de la situation et de ne pas être excessifs dans nos prises de positions", a-t-elle dit à un groupe de réflexion, la Brookings Institution, à Washington. "La Grèce est dans une situation de crise aiguë, qui doit être traitée rapidement et avec sérieux", a-t-elle poursuivi, ajoutant que le FMI était "pleinement impliqué" dans la recherche d'une solution.

21h06 - Les banques grecques gardent porte close

Les banques grecques resteront fermées jusqu'à lundi prochain et le plafond de retrait sera maintenu d'ici là à 60 euros par jour et par personne, a rapporté mercredi la télévision d'Etat grecque. Un haut fonctionnaire grec avait déclaré plus tôt dans la journée que le décret en vertu duquel les banques sont fermées depuis le 29 juin, déjà prolongé une première fois et qui devait expirer ce mercredi, serait à nouveau prolongé.

20h41 - Hollande encourage la Grèce

La Grèce doit présenter un plan de réformes et d'économies le plus précis possible afin de redonner confiance aux membres de la zone euro qui doivent se prononcer sur sa demande d'aide financière ce week-end, a déclaré mercredi François Hollande. "La France, elle fera en sorte que la Grèce puisse être encouragée à produire les éléments les plus précis possible pour donner la confiance, la confiance qui est indispensable pour qu'ensuite l'Eurogroupe (les ministres des Finances des 19 pays de l'euro, NDLR) puisse faire connaître sa position", a dit le président français après un entretien avec le Premier ministre slovène Miroslav Cerar.

La Grèce a promis de présenter jeudi au plus tard des propositions de réforme de son économie mais de nombreux pays de la zone euro doutent que ses propositions soient suffisamment étayées, précises et crédibles pour convaincre le bloc monétaire à lui accorder son aide.

"Nous faisons en sorte de convaincre que la Grèce doit rester dans la zone euro, et ce sont les Grecs qui ont aujourd'hui les éléments pour y répondre", a ajouté le chef de l'Etat. Le Premier ministre Manuel Valls a promis devant l'Assemblé de "tout faire" pour que la Grèce ne sorte pas de la zone euro. Une réunion des ministres des Finances de la zone euro est prévue samedi à Bruxelles. Un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Huit doit lui succéder dimanche.

20h - Pour Nicolas Sarkozy, "les Grecs ne travaillent pas assez"

Nicolas Sarkozy était l'invité du Journal de 20h ce 8 juillet sur TF1. Il a estimé qu'"il faut informer les Français de la vérité des chiffres. La dette grecque est étalée à 2055". Donc selon lui, il ne faut pas aller au-delà. "Il y a une ligne rouge, cela ne doit pas aller à l'encontre de la crédibilité des autres pays".

C'est pourquoi, il estime que l'Europe ne doit pas tout accepter. Il pense qu'"un compromis non-acceptable serait de prêter de l'argent à la Grèce sans exiger des conditions, des réformes. Les fonctionnaires grecs partent à la retraite à 57 ans, ne paient pas d'impôts, ... On veut bien jouer la solidarité mais ils doivent faire des efforts". D'autant que des pays comme le Portugal, l'Espagne, ... ont fait des efforts, "la croissance repart chez eux".

Nicolas Sarkozy rappelle qu'"aujourd'hui, il faut pas juste éviter la faillite de la Grèce, il faut éviter la destruction de la zone euro".

D'après lui, "si la Grèce est aujourd'hui au bord de la faillite, c'est parce qu'elle n'a pas eu un Etat digne de ce nom. Le problème c'est qu'on ne travaille pas assez en Grèce et les impôts ne sont pas assez prélevés".

Ce qui l'inquiète c'est que, d'après lui, "le plus important c'est de préparer le plan B: qu'est ce qu'on fait si le drame arrive?" Mais il estime qu'aujourd'hui, ce plan B n'est pas prévu. "Il faut profiter de cette crise pour moderniser la zone euro, lui donner un vrai président. Je me demande ce que fait le FMI a géré les affaires de l'Europe. Il faut transformer le mécanisme en fond monétaire européen. L'euro est décidé à se donner enfin les moyens d'une politique économique".

19h55 - La Fed s'inquiète

De nombreux responsables de la Fed ont exprimé leurs craintes qu'un échec des négociations sur la dette grecque n'affecte les marchés américains.

Petit mot de Manuel Valls au peuple grec

18h45 - "Le dialogue est renoué" pour Moscovici

"La Grèce a besoin de réformes profondes pour être une vraie économie de la zone euro", déclare Pierre Moscovici sur France Info. Mais il note surtout qu'il y a un changement de ton.

"Les réformes proposées demain doivent être conséquentes" car, selon lui, les partenaires européens "veulent rester à 20 par à 19". Il insiste : "l'euro c'est irréversible et pour cela il faut des réformes crédibles en Grèce".

"Si on parle d'un plan B c'est qu'on ne croit pas au plan A", précise Pierre Moscovici qui veut donc tout faire pour qu'un accord soit trouvé cette semaine. "Le Grexit sera un échec terrible". Si la Grèce fait faillite : "la zone euro est solide, que personne ne s'inquiète". Tout dépendra des propositions faites demain, jeudi 9 juillet.

"La Grèce a été admise dans la zone euro alors qu'il y a eu une falsification de ses comptes publics", rappelle-t-il.

Et il est conscient, "il faudra faire face à la crise humanitaire".

18h13 - Le MES demande l'aide du FMI

Le MES demande au FMI de l'assister dans l'évaluation de la soutenabilité de la dette grecque, l'un des éléments de la décision sur la requête grecque. De plus, il demande à la commission européenne et la BCE d'examiner si la Grèce représente un risque pour la stabilité financière de l'ensemble de la zone euro.

18h04 - La BCE maintient le niveau de liquidité des banques grecques

Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a décidé mercredi de maintenir le niveau des liquidités d'urgence accordées aux banques grecques, a-t-on appris d'une source informée de cette décision. Le plafond actuel de ce mécanisme baptisé ELA se situe à environ 89 milliards d'euros, selon des sources bancaires. Les banques grecques sont menacées d'une pénurie de liquidités et un contrôle des capitaux est en place depuis une dizaine de jours en Grèce en raison de l'impasse des négociations entre le gouvernement grec et les créanciers du pays sur une aide financière.

17h53 - Gramegna: l'Eurogroupe chargera la commission européenne et la BCE d'examiner la demande de prêt d'Athènes

L'Eurogroupe va faire une téléconférence dans le courant de la journée, a déclaré le ministre des finances luxembourgeois, Pierre Gramegna. Il a également annoncé que l'Eurogroupe chargera la commission européenne et la BCE d'examiner la demande de prêt d'Athènes.

La stabilité financière de la Grèce, ses besoins financiers et la soutenabilité de la dette seront analysés dans les trois jours qui viennent. La demande de prêt est "dans le vague" sur la réforme de la fiscalité et des retraites.

16h15 - Manuel Valls refuse une sortie de la Grèce de la zone euro

Manuel Valls, à l'Assemblée nationale, ce mercredi 8 juillet: "la France refuse que la Grèce sorte de la zone euro"."Je ne veux pas de la dislocation de l'Europe. Ce serait un aveu d'impuissance".

Le Premier ministre rappelle que "depuis 70 ans, l'Europe est un vieux rêve devenu réalité. Ensemble nous avons transformé notre histoire". Mais il avoue également, "l'Europe, c'est une voix qui parle et qui porte. Elle a des insuffisances, des manques, des faiblesses, des difficultés économiques".

Il estime que le moment est "crucial pour la Grèce et le peuple grec, mais également pour le peuple européen. Nous devons refuser l'Europe du ressentiment".

Selon Manuel Valls, "la Grèce est un grand pays européen. Sachons entendre les messages d'un peuple qui a subi une austérité sans précédent. Ils n'ont pas dit non à l'euro, ils savent les conséquences terribles d'une sortie : effondrement des revenus, prix qui explosent, conséquences sociales, économiques et politiques". Il rappelle également que la Grèce a des relations étroites avec la Turquie, la Russie ou encore les Balkans. Relations dont a besoin l'Europe.

"Affaiblir la Grèce c'est nous affaiblir collectivement". Et Manuel Valls souligne que le monde a les yeux tournés vers l'Europe. "Nous ne pouvons pas céder à la résignation".

Par ailleurs, il rappelle que "le rôle de la France n'est pas d'exclure ou de renverser les tables. Son rôle est de construire, aux côtés de l'Allemagne. La détermination de la France est totale".

Mais il souligne que pour que l'Europe aide la Grèce, il faut que le gouvernement veuille s'aider lui-même. Le Premier ministre explique que la lettre présentée par la Grèce est "équilibrée et positive". Le Premier ministre français a exhorté la Grèce à mener des réformes fiscales et de son système de retraite. Mais il a également plaidé pour qu'une "perspective claire" soit donnée à Athènes concernant le traitement de la dette grecque, un des points durs du bras de fer entre le gouvernement d'Alexis Tsipras et les autres pays de la zone euro.

Et Manuel Valls précise : "quelle que soit l'issue, l'Assemblée devra se prononcer. Et si y a accord, elle devra se prononcer via un vote".

15h05 - Michel Sapin reste positif

14h15 - La fermeture des banques prolongée

Un décret ministériel de prolongation de la fermeture des banques a été promulgué ce mercredi.

Les banques grecques ont toutes les peines du monde à alimenter leurs distributeurs de billets, épuisant progressivement la monnaie en circulation. Les retraits auprès de ces machines sont plafonnés à 60 euros par jour.

13h57 - La Grèce promet "dès la semaine prochaine" des réformes des impôts et des retraites

La Grèce s'engage à réformer dès la semaine prochaine son système de retraites et sa fiscalité pour obtenir de ses partenaires européens un prêt de trois ans couvrant les remboursements de sa dette, écrit-elle dans une lettre adressée mercredi au Mécanisme européen de stabilité (MES).

Dans cette missive rendue publique par le gouvernement d'Alexis Tsipras, Athènes promet aussi d'honorer ses obligations financières et de détailler d'ici jeudi ses propositions pour qu'elles soient examinées par ses créanciers. "Nous avons confiance dans le fait que les Etats membres comprennent l'urgence de notre demande de prêt étant donné la fragilité de notre système bancaire, notre pénurie de liquidités disponibles, nos obligations à venir, notre accumulation d'arriérés sur le plan intérieur et notre volonté affichée d'apurer nos arriérés vis-à-vis du FMI et de la Banque de Grèce", écrit le ministère grec des Finances.

Athènes salue aussi "l'occasion d'envisager des mesures potentielles" pour assurer la viabilité de sa dette dans le cadre des discussions plus larges susceptibles de s'ouvrir. Le montant du prêt réclamé au MES n'est pas spécifié, selon une source de la zone euro ayant eu connaissance du document.

L'Eurogroupe doit l'étudier mercredi après-midi lors d'une téléconférence.

13h42 - C'est l'heure "de la dernière chance"

Pour Donald Tusk, président du conseil européen, pour la Grèce c'est l'heure de "la dernière chance" pour un accord.

13h17 - Tsipras fera ses propositions jeudi

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé mercredi que son gouvernement présenterait jeudi des propositions concrètes à ses créanciers afin de trouver une solution avec ses partenaires européens pour mettre fin à la crise.

"Demain, nous allons soumettre des propositions concrètes pour un accord juste, des propositions de réforme fiables", a-t-il déclaré devant les députés européens réunis à Strasbourg, à l'issue d'un débat sur le Conseil européen qui, dimanche, doit se prononcer sur un programme d'aide contre des réformes. A l'ouverture des débats, Alexis Tsipras avait déclaré que ces propositions seraient présentées "dans les deux prochains jours".

12h35 - La requête de la Grèce examinée par les directeurs du Trésor

La demande de prêt adressée par la Grèce au MES sera examinée non par l'Eurogroupe (ministres des Finances de la zone euro) mais par le groupe de travail qui réunit les directeurs du Trésor, a déclaré la présidence de l'Eurogroupe.

Jeroen Dijsselbloem, le ministre néerlandais des Finances et président de l'Eurogroupe, avait évoqué mardi la tenue d'une téléconférence au niveau ministériel. "Demande de soutien du MES reçue du gouvernement grec, sera traitée par l'EWG aujourd'hui", a déclaré le porte-parole de Dijsselbloe, Michel Reijns sur son compte Twitter. "Pas de téléconférence de l'Eurogroupe", a-t-il ajouté.

Le groupe de travail Eurogroupe (Eurogroup Working Group, EWG) a notamment pour mission de préparer les réunions ministérielles.

12h29 - La fédération touristique grecque tire la sonnette d'alarme

Si l'on en croit le directeur de la Confédération du tourisme grec (SETE), Alexandre Lamnidis, les réservations de dernière minute, qui représentent environ 20% du total, ont chuté de 30% depuis l'annonce du référendum. Un problème quand on sait que le tourisme représente entre 15 et 20% du PIB. 

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11h45 - Le MES a reçu une demande de prêt de la Grèce

Le mécanisme européen de stabilité a annoncé avoir reçu une demande formelle de prêt de la Grèce. Ce mécanisme, créé en 2013, sert de pare-feu pour éviter les crises dans la zone euro. Il dispose ainsi d'une capacité de prêts de 500 milliards d'euros, et de 80 milliards d'euros de capital.

Alexis Tsipras avait, la semaine dernière, indiqué qu'il demanderait une nouvelle aide passant par ce mécanisme, qui avait remplacé le FESF, le fonds de secours de la zone euro, qui avait prêté 131 milliards d'euros pour à la Grèce.

11h00 - Le gouvernement français met en garde les touristes désirant se rendre en Grèce

"En raison des risques actuels d’attente aux distributeurs automatiques de billets, voire d’interruption momentanée du service de certains d’entre eux, il est recommandé aux touristes se rendant en Grèce de se munir d’espèces suffisantes", indique le gouvernement français mercredi.

En outre, "les stocks de médicaments et de matériel médical ayant tendance à s’épuiser dans les hôpitaux et les pharmacies, il est conseillé aux voyageurs suivant un traitement ou sujets à des risques médicaux particuliers d’emporter avec eux les médicaments nécessaires, ainsi que l’ordonnance correspondante". 

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10h25 - Tsipras veut un "compromis honorable pour éviter une rupture"

"La réforme de l'Etat et le lutte contre les oligarchies sont nos priorités", a assuré Alexis Tsipras. Tout en rappelant que "la crise grecque n'est que le signe de l'impuissance de la zone euro à régler la crise de l'endettement".

"Nous voulons trouver un compromis honorable pour éviter une rupture qui serait une rupture avec la tradition européenne, nous sommes tous conscients des enjeux et nous sommes prêts de notre côté à prendre nos responsabilités historiques", a-t-il dit devant un hémicycle comble.

10h15 - Tsipras veut un "meilleur partage du fardeau"

"Il faut trouver une solution durable", a martelé le Premier ministre grec. "Nous souhaitons un accord qui nous montre une possibilité de sortir de la crise, avec des réformes et un meilleur partage du fardeau". Tout en indiquant qu'Athènes allait préciser ses propositions "dans les deux prochains jours".

Se voulant rassurant, le dirigeant a également affirmé que la Grèce "ne voulait pas faire supporter la charge de la dette par les contribuables européens".

10h10 - Tsipras: "L'Europe sera démocratique ou ne survivra pas"

"Le choix du peuple grec ,n'est pas une rupture avec l'Europe", a assuré Alexis Tsipras devant le Parlement européen. Avant de lancer: "l'Europe sera démocratique ou ne survivra pas aux heures difficiles que nous traversons".

9h24 - Alexis Tsipras va s'adresser aux eurodéputés

Le Premier ministre grec doit s'exprimer à 9h45 lors d'un discours au Parlement européen. Vous pourrez le suivre en direct sur BFM Business.

8h41 - "La BCE fait exactement ce qu'elle doit"

Invité de BFM Business, l'ancien président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet s'est prononcé sur l'action actuelle de l'institution européenne. "Je ne crois pas qu'elle soit trop complaisante ni trop dure. Elle fait exactement ce qu'elle est doit faire", juge son ancien président.

Jean-Claude Trichet considère également qu'il serait "naïf" de penser que le risque de contagion des problèmes grecs à d'autres économies de la zone euro est nul.

8h21 - Un accord dimanche après ce sera trop tard, selon Noyer

Le gouverneur de la Banque de France juge lui aussi que dimanche est une date butoir pour la conclusion d'un accord. " Après ce sera trop tard" a affirmé Christian Noyer sur Europe 1. Il craint alors "l'effondrement de l'économie grecque et le chaos en Grèce". 

Mais le pays doit donner des gages de sa bonne volonté à ses créanciers." Une aide financière doit être donnée à la Grèce que s'il y a un programme de réformes crédibles" met-il en garde."La BCE devra arrêter de soutenir les banques grecques s'il n'y a plus de perspective d'accord politique", a-t-il enchaîné. Et si il y a Grexit "ce ne serait pas la fin de la zone euro".

7h51 - Une assistance financière devra être accordée à la Grèce, affirme Moscovici

Le commissaire européen aux Affaires économiques estime qu'une solution doit être trouvée d'ici dimanche. "La balle est clairement dans le camp du gouvernement grec" a-t-il déclaré sur France 2. "Quoi qu'il arrive" une assistance financière devra être accordée à la Grèce, a-t-il fait savoir. Et d'ajouter que la France et l'Allemagne ont "une approche commune sur la crise grecque".

7h10 - Le tweet trilingue de Valérie Rabault

Comme bon nombre de députés socialistes, la rapporteure du Budget à l'Assemblée nationale Valérie Rabault veut que la Grèce garde l'euro. C'est ce qu'elle affirme sur twitter, et pour être sûr que le message soit compris elle traduit son message en anglais et en allemand.

A l'inverse de la gauche, plusieurs élus de droite se sont eux divisés sur la question de l'appartenance de la Grèce à la zone euro. Alain Juppé (Les Républicains) s'est prononcé en faveur d'un Grexit ordonné, au contraire d'Henri Guaino (Les Républicains) qui tient à conserver Athènes dans l'union monétaire.

6h08 – Une nouvelle réunion de la BCE?

Selon la presse allemande, une nouvelle réunion du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) doit avoir lieu aujourd'hui au sujet de l'ELA, les prêts d'urgences qu'elle accorde aux banques grecques et qui les maintient ainsi en vie. Lors de la dernière réunion, la BCE avait maintenu ce plafond tout en durcissant les conditions des collatéraux, c'est-à-dire les créances que les banques apportent en garantie de ces prêts.

Cette nuit – Tsipras juge que la Grèce a fait des propositions crédibles

S'exprimant lui aussi à l'issue du sommet de la zone euro, le Premier ministre grec a jugé avoir formulé des propositions crédibles. "Les discussions se sont déroulées dans une atmosphère positive. Le processus sera rapide. Il débutera dans les heures qui viennent avec l'objectif de conclure au plus tard à la fin de la semaine", a-t-il déclaré à la presse.

"La partie grecque poursuivra ses efforts, forte de l'arme robuste du verdict du peuple grec (...) qui s'est prononcé à une large majorité en faveur d'un accord viable pour mettre fin aux discussions et ouvrir la voie à une sortie de crise".

Cette nuit – Hollande annonce une réunion de l'Eurogroupe pour samedi

A l'issue du Sommet européen de la zone euro, le président de la République a indiqué qu'un nouvel Eurogroupe (réunion des ministres des Finances de la zone euro) aura lieu samedi pour "examiner les propositions" d'Alexis Tsipras". "Et un Conseil, une réunion des chefs d’Etat et de gouvernement sera donc possible dimanche".

Revenant sur les propositions censées être soumises par Athènes, il a précisé le calendrier. "Mercredi, la Grèce fait ses propositions dans le cadre d’une demande d’aide, jeudi elle précise ses propositions dans le cadre d’un programme de moyen terme et l’Eurogroupe statue sur ces propositions avant que les Chefs d’Etat et de gouvernement aient à le faire le cas échéant". Quant à la possibilité d'un accord, François Hollande l'estime encore possible "mais il faudra qu'il y ait pas de perte de temps".

Défaut grec: la France exposée à hauteur de 65 milliards d'euros

Selon le rapporteur général de la Commission des finances du Sénat Albéric de Montgolfier, l'exposition de la France a un possible défaut grec serait de 65 milliards d'euros. "Soit un montant bien supérieur aux 40 milliards d’euros généralement avancés".

Paris exprime sa solidarité à Athènes

"Paris et Athènes sont liées par un pacte d’amitié". Et pour la capitale française, ce ne sont pas de vains mots. En effet, dans un communiqué publié ce 8 juillet, elle explique qu'elle a décidé d'aider au "renforcement du système de santé à Athènes". Cela signifie donc qu'elle va approvisionner la ville en médicaments. Par ailleurs, à plus long terme, les deux villes coopèreront davantage sur l’accès aux soins et l’accueil des migrants.

J.M. et D. L. avec agences