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Grèce: le retour des fonctionnaires

Les Grecs ont de nombreuses fois manifesté contre les coupes effectuées dans la fonction publique.

Les Grecs ont de nombreuses fois manifesté contre les coupes effectuées dans la fonction publique. - LOUISA GOULIAMAKI - AFP

Les parlementaires grecs ont commencé à étudier un projet de loi prévoyant la réintégration de 4.000 fonctionnaires, ainsi que l’intégration de 6.000 autres.

Il fallait s'y attendre. Les parlementaires grecs ont commencé à se pencher, vendredi, sur un projet de loi prévoyant la réintégration d'environ 4.000 fonctionnaires licenciés dans le cadre des politiques d'austérité ainsi que l'intégration de 6.000 lauréats du concours de la fonction publique.

Ce texte sur la "démocratisation de la fonction publique" a commencé à être discuté en commission et sera voté dans les toutes prochaines semaines. met notamment en oeuvre la promesse du gouvernement de gauche radicale de réembaucher près de 4.000 fonctionnaires (policiers municipaux, gardiens d'écoles, employés des administrations et enseignants en établissements techniques) qui avaient été brutalement placés en réserve puis licenciés, sans le processus d'évaluation promis.

La télévision publique bientôt réouverte

Le projet de loi ouvre aussi la porte à l'intégration dans la fonction publique d'environ 6.000 lauréats des concours administratifs qui ne s'étaient pas vu proposer de poste. Ce texte "constitue la première étape de nos interventions dans le secteur public et de nos tentatives de rétablir l'ordre constitutionnel et démocratique après cinq ans de contre-réforme", a déclaré en commission le secrétaire d'Etat à la Réforme administrative Giorgos Katrougalos.

La loi comprend aussi des dispositions modifiant les procédures disciplinaires et visant à "lutter contre la bureaucratie". Le coût de l'ensemble du projet est évalué à 72 millions d'euros.

Au total, le gouvernement grec de gauche radicale prévoit d'embaucher environ 15.000 fonctionnaires en 2015, un chiffre en ligne avec le projet de budget établi par le gouvernement précédent, une coalition droite-socialiste. Parallèlement, le gouvernement a déposé au parlement le projet de loi organisant la réouverture de l'ancienne radiotélévision publique ERT, brutalement fermée en juin 2013 par ce gouvernement de coalition.

Y.D. avec AFP