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François Hollande dénonce un "sauve-qui-peut" budgétaire

L'ancien premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande juge les mesures annoncées par le gouvernement pour réduire les déficits publics de la France incohérentes et injustes. "On est dans l'improvisation et dans le sauve-qui-peut", a-t-il accu

L'ancien premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande juge les mesures annoncées par le gouvernement pour réduire les déficits publics de la France incohérentes et injustes. "On est dans l'improvisation et dans le sauve-qui-peut", a-t-il accu - -

PARIS - Les mesures annoncées par le gouvernement pour réduire les déficits publics de la France sont incohérentes et injustes, dénonce l'ancien...

PARIS (Reuters) - Les mesures annoncées par le gouvernement pour réduire les déficits publics de la France sont incohérentes et injustes, dénonce l'ancien premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande.

"La rigueur dans les choix de finances publiques, c'est bien le moins mais là il ne s'agit plus de rigueur ou d'austérité mais de sauve-qui-peut", a-t-il déclaré sur Radio J.

François Fillon a annoncé jeudi un gel des dépenses de l'Etat sur trois ans, une baisse de 10% de ses dépenses de fonctionnement et cinq milliards d'euros d'économies sur les niches fiscales.

"Le Premier ministre fait une annonce en disant qu'il y a un gel des dépenses publiques, aussitôt le message est passé depuis l'Elysée pour dire ce n'est pas de l'austérité, pas de la rigueur", a ironisé François Hollande pour qui cette "querelle sur les mots devient surréaliste".

La rigueur "ce n'est pas en soi condamnable, ce qui l'est c'est que l'austérité touche des catégories de contribuables les plus modestes", a-t-il déploré.

"Il se pose un problème dans l'action du président de la République, c'est l'incohérence et l'injustice. On nous dit qu'il n'y a pas de rigueur alors que des mesures sont prises pour limiter la dépense et que ce sont sur les mêmes catégories de contribuables que le laxisme est entretenu", a ajouté le député de Corrèze.

En 1983, lorsque le président socialiste François Mitterrand avait fait le choix de la rigueur "c'était assumé", a-t-il expliqué.

"Il avait fait un changement de cap, avec clarté et durée et cohérence (...) Là, on est dans l'improvisation et dans le sauve-qui-peut", a-t-il accusé, réclamant à nouveau que la droite revienne sur l'ensemble des avantages fiscaux qu'elle a accordés depuis trois ans.

Laure Bretton