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Taxer le kérosène, une menace pour 4.000 emplois en France, selon la fédération du secteur aérien

le seul groupe Air France, une taxation sur le kérosène représenterait 250 millions de dépenses supplémentaires.

le seul groupe Air France, une taxation sur le kérosène représenterait 250 millions de dépenses supplémentaires. - Eric Piermont- AFP

L'exonération de taxes sur le carburant représente un avantage de 350 millions d'euros pour les compagnies françaises. Pour le seul groupe Air France, sa taxation éventuelle représenterait 250 millions de dépenses supplémentaires, assure la Fnam.

La perte de l'avantage fiscal des compagnies aériennes sur le kérosène coûterait cher au secteur, a estimé mardi le délégué général de la Fédération nationale de l'aviation marchande (Fnam). "Cet avantage est estimé à près de 350 millions d'euros pour les compagnies françaises", a estimé Georges Daher sur Radio Classique, ajoutant que sa perte pourrait aussi "avoir un impact sur les emplois", avec "3.000 à 4.000 suppressions d'emplois supplémentaires sur le marché français".

Pour le seul groupe Air France, une taxation sur le kérosène représenterait "250 millions de dépenses supplémentaires", a-t-il ajouté. Le kérosène est exonéré en France de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques (TICPE).

Des parts de marché qui reculent

Le ministre de la Transition écologique François de Rugy a affirmé lundi la volonté du gouvernement français de "mener la bataille" afin de mettre en place une taxation du kérosène au sein de l'Union européenne.

Les "compagnies françaises sont déjà défavorisées par rapport à d'autres compagnies européennes en termes de fiscalité et de taxation", a poursuivi le responsable de la Fnam, précisant que la part de marché des compagnies françaises en Europe "recule pratiquement d'un point par an depuis dix à quinze ans".

"On voit beaucoup de bashing anti-aérien en ce moment j'espère que c'est plutôt conjoncturel", a-t-il ajouté. "Cela nous parait injuste car il y a déjà beaucoup d'efforts qui sont faits", a-t-il ajouté en citant le marché du carbone européen (Système d'échange de quotas d'émissions SEQE, ou ETS selon son acronyme anglais) et Corsia, un mécanisme mondial de compensation des émissions de CO2.

Avec AFP