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Les importations énergétiques creusent le déficit commercial en février

Au total, les exportations françaises ont augmenté de 5% au premier semestre

Au total, les exportations françaises ont augmenté de 5% au premier semestre - Charly Triballeau - AFP

Il se hisse à 4,8 milliards d'euros avec un ralentissement des exportations notamment à destination de le Royaume-Uni.

Le déficit commercial de la France s'est creusé en février pour atteindre 4,8 milliards d'euros en raison d'une reprise des importations notamment énergétiques, ont annoncé jeudi les Douanes.

"Hors énergie, le déficit est relativement stable en raison de l'atonie globale des échanges" depuis le début de l'année, notent les Douanes dans leur communiqué.

Cette augmentation du déficit intervient "après une période de baisse ininterrompue de juillet à décembre 2020" et s'explique principalement par la "reprise marquée des importations énergétiques". Ainsi, le déficit énergétique, qui se maintenait autour de 2 milliards d'euros chaque mois depuis avril 2020, se creuse de 600 millions en février.

Echanges "perturbés" avec le Royaume-Uni

Du côté des exportations, leur progression, entamée depuis juin, ralentit "fortement ces derniers mois". En février, les exportations sont "quasiment stables et atteignent 93% de leur niveau moyen de 2019".

Les Douanes relèvent également que depuis la mise en oeuvre du Brexit le 31 décembre, "les échanges avec le Royaume-Uni sont perturbés". Les exportations outre-Manche n'ont pas retrouvé leur niveau antérieur: elles correspondent à 84% de leur niveau mensuel moyen au second semestre 2020.

Concernant la balance des paiements, qui inclut les échanges de services, le déficit se creuse pour atteindre 2,6 milliards, après 2 milliards en janvier, selon la Banque de France. Cette dégradation résulte à la fois de celle du déficit des échanges de biens, mais aussi de la réduction de l'excédent des échanges de services (qui se situe à 1 milliard d'euros contre 1,2 milliard en janvier).

Cet excédent fond en raison de la baisse de l'effondrement du tourisme mondial provoqué par la pandémie de Covid-19 qui affecte particulièrement les pays du sud de l'Europe et la France.

OC avec AFP