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Le Parlement adopte le projet de loi d'orientation des mobilités

Le texte a été approuvé avec l'appui des députés LREM-MoDem et des élus UDI-Agir, les autres groupes votant majoritairement contre

Le texte a été approuvé avec l'appui des députés LREM-MoDem et des élus UDI-Agir, les autres groupes votant majoritairement contre - Martin Bureau - AFP

Le Parlement a adopté par 116 voix contre 49 et 9 abstentions. La loi d'orientation des mobilités (LOM) vise à améliorer les déplacements au quotidien des Français, tout en intégrant l'enjeu environnemental.

Le Parlement a adopté définitivement mardi, par un ultime vote de l'Assemblée nationale, le vaste projet de loi d'orientation des mobilités (LOM), qui entend améliorer les déplacements au quotidien des Français, tout en intégrant l'enjeu environnemental.

Le texte a été approuvé par 116 voix contre 49 et 9 abstentions avec l'appui des députés LREM-MoDem et des élus UDI-Agir, les autres groupes votant majoritairement contre, regrettant "un rendez-vous manqué" (PS) ou "une loi d'affichage" (LFI), tandis que LR a fustigé à nouveau l'"aberration" des 80 km/h, jugeant trompeur l'assouplissement prévu par le texte.

"Enfin, nous arrivons au bout de ce marathon législatif", s'est félicité peu avant le vote le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari. Il a vanté un texte qui marque "un tournant dans la façon dont sont appréhendées les mobilités" et constituera "un changement pour nos concitoyens qui se sentent oubliés".

L"aberration" des 80 km/h

Des élus de la majorité, à l'instar de Bérangère Couillard (LREM), ont évoqué à leur tour des solutions "très attendues dans tous les territoires" et "un texte nécessaire et utile au quotidien de nos concitoyens". Mais pour LR, Valérie Lacroute a regretté que "le compromis" sur ce texte se soit éloigné, notamment car "le financement continue de faire défaut". Elle a surtout fustigé l"aberration" des 80 km/h, accusant le gouvernement d'avoir "dupé les Français" avec un assouplissement renvoyé vers les élus locaux.

A gauche, Christophe Bouillon (PS) a déploré "un rendez-vous manqué", tandis qu'Hubert Wulfranc (PCF) a dénoncé un texte qui vise à "ouvrir à la privatisation" et à la concurrence les services de transport. François Ruffin (LFI) a concentré ses critiques sur le train et ses wagons "bondés", dénonçant une "loi d'affichage" et "sans ambition" pour les Français qui ne se déplacent "ni en Uber ni en trottinette électronique".

Pour le groupe Libertés et Territoires, dont la plupart des élus se sont abstenus, Bertrand Pancher a jugé la loi "pas mal", mais pointé "beaucoup de zones d'ombre", notamment en terme de financement. Le projet de loi prévoit notamment un "forfait mobilités durables" pour encourager les déplacements domicile-travail à vélo ou en covoiturage, une meilleure régulation pour les trottinettes et autres engins en libre-service, un assouplissement des 80 km/h ou encore des chartes pour les travailleurs des plateformes.

P.S. avec AFP