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Le Medef soutient un moratoire sur la hausse des taxes sur les carburants

Pour le président du Medef, "Il faut que l’Etat prenne ses responsabilités. Il doit assurer la sécurité mais aussi dialoguer."

Pour le président du Medef, "Il faut que l’Etat prenne ses responsabilités. Il doit assurer la sécurité mais aussi dialoguer." - Bertrand Guay-AFP

Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, propose, comme d'autres, un moratoire sur les hausses prévues de taxe sur les carburants. Il propose aussi qu'une indemnité kilométrique soit reversée par les entreprises aux salariés des territoires dépourvus de transport collectif.

Le président du Medef, principale organisation patronale, a quelques propositions qu'il soumet au débat public pour sortir de la crise sociale actuelle liée au mouvement des gilets jaunes. "Il faut que l’État prenne ses responsabilités. Il doit assurer la sécurité mais aussi dialoguer. Je propose, comme d’autres, un moratoire sur les augmentations de taxes sur les carburants prévues en janvier" explique Geoffroy Roux de Bézieux dans un entretien au quotidien Le Parisien. Selon lui, "il ne s’agit pas d’abandonner la fiscalité écologique mais d’en revoir la trajectoire".

Dans sa besace de propositions, le président du Medef suggère aussi qu'une indemnité kilométrique soit versée par les entreprises aux salarié(e)s des territoires dépourvus de transport collectif. Elle serait financée par la taxe du Versement Transport payé par les entreprises pour financer les moyens de transport collectif. "Je propose qu’une partie de cette taxe soit affectée dans les territoires où il n’y a pas de transports en commun pour aider les salariés qui ont du mal à se rendre à leur travail" explique Geoffroy Roux de Bézieux.

"Il faut baisser les impôts pour les ménages et les entreprises"

Le patron des patrons n'est pas contre une augmentation du SMIC plus forte que les 1,7 ou 1,8% prévus à condition que cette hausse supplémentaire ne pèse par sur les entreprises. "Si on va au-delà et que cela se fait sous forme de baisse de cotisations, très bien ! Si la hausse du smic est payée par les entreprises, cela se traduira par des destructions d’emplois" affirme-t-il.

Il est prêt à reprendre une des suggestions des gilets jaunes appelant à des États généraux de la fiscalité qui devraient "porter aussi bien sur les ménages que sur les entreprises". Mais il prévient: "ce qu’il faut c’est baisser les impôts pour tout le monde et, pour cela, rationaliser la dépense publique. Ce pays croule sous la pression fiscale et la réglementation!"

F.Bergé