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L'Unedic table sur un déficit de 12 milliards d'euros à la fin de l'année

L'organisme continue à digérer le coût du chômage partiel mais voit se dessiner un retour à l'équilibre grâce à la reprise économique.

L'Unedic (assurance chômage) sera encore profondément dans le rouge cette année mais la situation s'améliore à mesure que la reprise économique se confirme.

Et de tabler sur un déficit de 12 milliards d'euros cette année (soit 2 milliards de plus qu’envisagé lors de la prévision de février) contre 19 l'an passé. Un déficit évidemment principalement alimenté par le coût de la prise en charge du chômage partiel.

En définitive, l’impact de la crise sur la dette de l’Assurance chômage s’établirait à 37,2 milliards d'euros entre 2020 et 2022, dont environ 20 milliards proviendraient des mesures d’urgence (15,6 milliards de l’activité partielle, 2,6 milliards de la prolongation des droits, 1 milliard de l’année blanche pour les intermittents et 0,9 milliard du report des cotisations. Fin 2023, la dette de l’Assurance chômage s’élèverait à 69,5 milliards d'euros.

37 milliards d'euros: le coût de la crise pour l'Unedic

Mais l'horizon s'éclaircit. "De nouvelles prévisions financières anticipent une forte amélioration du solde de l’Assurance chômage à partir du second semestre 2021, pour reprendre une trajectoire de retour à l'équilibre", explique l'organisme.

Dans ce contexte d’amélioration de la conjoncture, l’Unédic anticipe des créations d’emplois dès 2021 (+126.000) qui continueraient en 2022 (+127.000) et en 2023 (+109.000).

"Sous l’effet conjugué de cette dynamique de l’emploi avec l’arrêt progressif des mesures d’urgence et de soutien à l’économie, la trajectoire de retour à l’équilibre du régime d’assurance chômage se dessine", souligne l'Unedic.

Cette dernière prévient toutefois que ces prévisions sont fondées sur l’hypothèse d’une application au 1er juillet 2021 de la réforme d’assurance chômage prévue par le décret du 30 mars dernier. "Une non-application de tout ou partie de la réforme pourrait infléchir cette trajectoire sans toutefois la remettre en cause".

Olivier Chicheportiche