BFM Business

L'Insee table sur une croissance de 0,25% au 2e trimestre

Un drapeau français

Un drapeau français - LUDOVIC MARIN / AFP

Le troisième confinement pèse sur l'activité économique mais de manière moins brutale que les deux précédents. La réouverture de l'économie en mai-juin permet d'être optimiste pour la période avril-juin.

Sans surprise, le troisième confinement entamé début avril va peser sur la croissance. Mais l'impact sera inférieur à celui des deux précédents, estime l'Insee dans sa dernière note de conjoncture.

"Les restrictions de mobilité ont été un peu moindres, la liste des commerces ouverts a été légèrement élargie; en revanche les établissements scolaires ont été fermés quelque temps. Ainsi, les indicateurs à haute fréquence (montants agrégés des transactions par carte bancaire CB, indicateurs de mobilité fournis par Google, etc.) ont certes décroché en avril, mais moins qu’en novembre", avance le statisticien.

Ainsi, pendant ce troisième confinement national, la consommation des ménages aurait reculé à 10% sous son niveau d’avant crise (contre 15% en novembre 2020 et 31% en avril 2020).

"Comme en novembre, ce confinement aurait davantage affecté la consommation que le PIB, lequel se serait tout de même replié en avril à 6% sous son niveau d’avant-crise (contre 7,5% en novembre 2020 et 31% en avril 2020)", explique l'Insee.

Un acquis de croissance de 4,25% pour 2021

Mais par rapport aux deux précédents confinement, un élement change la donne: la campagne de vaccination qui permet d'envisager la réouverture progressive de l'économie entre mai et fin juin.

"Ces réouvertures pourraient conduire l’activité économique à revenir à environ 4% sous son niveau d’avant crise en mai, puis à -2,5% en juin", estime l'Insee.

Entre conséquences du confinement et du début de reprise, le PIB du deuxième trimestre n’augmenterait "qu’à peine", souligne l'institut, "de l’ordre de +0,25% par rapport au trimestre précédent" après +0,4% au premier trimestre.

"Il se situerait ce trimestre environ 4% sous son niveau d’avant crise et l’acquis de croissance annuelle serait alors de +4,25% mi-2021", peut-on lire dans la note. Rappelons que le gouvernement table sur une croissance annuelle de 5% (alors qu'il misait auparavant sur +6%) tout comme la Banque de France.

"Ce scénario de rebond de l’activité en mai et surtout en juin reste cependant entouré d’incertitudes: il est conditionné, en particulier, au calendrier du déconfinement", prévient néanmoins l'Insee.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business