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L'Île-de-France accorde jusqu'à 150 euros par mois aux automobilistes qui font du covoiturage

La région la plus peuplée de France subventionne jusqu'à 150 euros par mois (2 trajets par jour maximum) les conducteurs assurant quotidiennement du covoiturage pour les trajets domicile-travail. Elle offre aussi deux trajets par jour aux abonnés du pass Navigo annuel.

Les collectivités sont de plus en plus nombreuses à subventionner ceux qui pratiquent le covoiturage pour limiter l'engorgement des routes sur leur territoire. Depuis le 1er mai, Île-de-France Mobilités -le syndicat des transports en région francilienne-, applique un dispositif incitatif pour favoriser le covoiturage, notamment pour les trajets quotidiens domicile-travail. 

Pour les passagers, deux trajets par jour sont pris en charge financièrement par la Région pour les abonnés Navigo annuel. Pour les conducteurs, le dispositif prévoit une nouvelle indemnité kilométrique par trajet entre 1,5 et 3 euros par passager en fonction de la distance parcourue.

Un plafond de deux trajets/jour par conducteur

La région subventionne jusqu’à 150 euros par mois pour les conducteurs covoiturant chaque jour sur le trajet domicile-travail, avec un plafond de deux trajets par jour par conducteur maximum pour éviter la fraude. Enfin, le dispositif de gratuité du covoiturage est également prolongé en cas de pics de pollution et de perturbations majeures dans les transports, grâce à une subvention de 4 euros par trajet.

La région précise que "les trajets de covoiturage disponibles sont directement consultables via la recherche d’itinéraires sur l’application et le site www.vianavigo.com".

Des sites de covoiturage "conventionnés" par la région

Pour bénéficier des subventions de la région, les usagers (conducteurs et passagers) devront passer par les plateformes de covoiturage partenaires s'engageant à signer une convention avec Île-de-France Mobilités: Karos, Klaxit, IDVROOM, BlaBlaLines.

Cette convention prévoit qu'elles reversent la subvention aux conducteurs covoitureurs sur une base de 10 centimes d’euro par kilomètre et par passager, avec un plancher de 1,50 euro pour les trajets entre 2 et 15 km et un plafond de 3 euros par passager pour les trajets au-delà de 30 km. Précision: pour bénéficier de la subvention les trajets doivent avoir au moins une origine ou une destination sur le territoire francilien et être hors de Paris intra-muros "où l’offre de transports est très développée" précise la région la plus peuplée de France.

Frédéric Bergé