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L'exonération des heures supplémentaires rapportera 3 milliards de pouvoir d'achat en 2019

Depuis le 1er janvier 2019, les salariés du secteur privé et du secteur public effectuant des heures au-delà de la durée légale de travail (heures supplémentaires) bénéficient d'un taux maximal de réduction des cotisations salariales sur ces heures de 11,31 %.

Depuis le 1er janvier 2019, les salariés du secteur privé et du secteur public effectuant des heures au-delà de la durée légale de travail (heures supplémentaires) bénéficient d'un taux maximal de réduction des cotisations salariales sur ces heures de 11,31 %. - Loïc Venance-AFP

Selon les premières estimations du gouvernement, près de 7 millions de salariés du privé ont effectué en moyenne onze heures supplémentaires par mois au 1er trimestre. Ce qui leur a permis d'économiser en moyenne quasiment 100 euros en impôts et cotisations salariales sur les trois premiers mois de l'année.

Les exonérations d'impôt et de charges des heures supplémentaires, entrées en vigueur au 1er janvier 2019, vont se traduire par un gain global de pouvoir d'achat de 3 milliards d'euros dès cette année, selon les services du Premier ministre.

Selon Matignon, 6,8 millions de salariés du privé ont effectué en moyenne 11 heures supplémentaires par mois au 1er trimestre 2019. Ce qui représente pour eux "un gain de pouvoir d'achat de 670 millions d'euros": 400 millions d'euros de cotisations sociales et 270 millions d'euros d'impôt sur le revenu. En moyenne, ils ont ainsi bénéficié de 98 euros de revenus complémentaires chacun sur les trois premiers mois de l'année.

Depuis le 1er janvier 2019, les salariés du secteur privé et du secteur public effectuant des heures au-delà de la durée légale de travail (heures supplémentaires) bénéficient d'un taux maximal de réduction des cotisations salariales sur ces heures de 11,31%.

600 € de plus sur l'année pour un salarié payé 1500 € net

Si le rythme des heures supplémentaires se maintient à 11 heures en moyenne par mois, un salarié rémunéré 1.500 euros net qui accepte ce travail supplémentaire bénéficiera d'un gain de pouvoir d'achat annuel d'environ 600 euros, soit 50 euros par mois, fait valoir Matignon.

Édouard Philippe, en déplacement pendant deux jours en Charente, doit présenter ce jeudi un premier bilan des mesures en faveur du pouvoir d'achat de décembre. Parmi celles-ci figuraient une hausse de 100 euros par mois pour les salariés au Smic grâce à une revalorisation de la prime d'activité, la possibilité pour les entreprises de verser une prime exceptionnelle de fin d'année défiscalisée ou l'annulation de la hausse de la CSG pour les retraités touchant moins de 2.000 euros net par mois.

Frédéric Bergé avec AFP