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Gilets jaunes: la facture pour les grandes villes grimpe à 30 millions d'euros

La facture s'élève déjà à plus de 15 millions pour Paris, plus de 4 millions pour Toulouse, plus de 2 millions pour Bordeaux ou encore 700.000 euros pour Dijon.

La facture s'élève déjà à plus de 15 millions pour Paris, plus de 4 millions pour Toulouse, plus de 2 millions pour Bordeaux ou encore 700.000 euros pour Dijon. - Geoffroy Van Der Hasselt-AFP

Les grandes villes (Paris, Toulouse, Bordeaux, Dijon) estiment à 30 millions d'euros les dégâts causés au mobilier urbain et aux bâtiments publics et les pertes de recette durant les manifestations des gilets jaunes. Ils ont été reçus à Bercy qui prépare un plan en leur faveur.

Il n'y pas que les commerçants qui pâtissent des manifestations des gilets jaunes chaque samedi depuis le 17 novembre. La facture liée aux dégâts causés dans les grandes villes au mobilier urbain ou aux bâtiments publics est déjà très conséquente.

Le président de France Urbaine (grandes villes) et maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a demandé au nom des maires, une "prise en charge totale ou partielle" du coût des dégradations, des charges additionnelles occasionnées (comme le nettoyage de la voirie après les manifestations) et des pertes de recettes pour un total atteignant "une trentaine de millions d'euros". Ces pertes concernent notamment les recettes non perçues par les transports publics, souvent à l'arrêt les samedi pendant les manifestations.

Le président de l'Association des maires de France et maire de Troyes (Aube) François Baroin a précisé que la facture s'élevait à plus de 15 millions d'euros rien que pour Paris, plus de 4 millions pour Toulouse, plus de 2 millions pour Bordeaux ou encore 700.000 euros pour Dijon.

Quid des dépenses de fonctionnement liées aux surcoûts?

Au nom des maires, l'édile de Toulouse a par ailleurs demandé aux pouvoirs publics que "les dépenses de fonctionnement engagées pour faire face à la situation soient retirées du périmètre de la contractualisation" des relations entre les communes et l'État, visant à réduire leurs dépenses publiques. Il ajouté qu'au-delà des mesures de chômage partiel qui ont été prises dans certaines entreprises affectés, "il y a des entreprises qui travaillent maintenant sur des scénarios de licenciement".

Les maires des grandes villes ont été reçus ce mercredi à Bercy par Bruno Le Maire. "Nous avons décidé de travailler à un plan d'action global qui permettra de compléter les réponses apportées aux commerçants, qui tiendra compte de l'impact de ces manifestations sur le budget des villes et apportera aussi les réponses sécuritaires nécessaires", a déclaré le ministre de l'Économie.

Un groupe de travail a été mis en place à cet effet, le ministre précisant qu'il reverrait "sous 15 jours les représentants des communes pour refaire le point avec elles", et que le projet de plan d'action "puisse être transmis au Premier ministre d'ici 15 jours à trois semaines et être mis en oeuvre le plus rapidement possible.

Frédéric Bergé avec AFP