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Vers un maintien du gel du point d'indice des fonctionnaires?

Invité de RMC - BFMTV ce mardi, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics a jugé que la revalorisation du point d'indice n'était "pas la meilleure méthode" pour augmenter le pouvoir d'achat des fonctionnaires.

Olivier Dussopt, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics, a reconnu à demi-mots que le gouvernement ne comptait pas revaloriser le point d'indice de la rémunération des fonctionnaires, sur RMC-BFMTV ce mardi.

Les fonctionnaires ont perdu 16% de pouvoir d'achat depuis 2000. "Il n'y a pas eu de baisse de salaire mais parfois un décrochage en raison de l'évolution des prix", a voulu préciser Olivier Dussopt. Et pour leur redonner du pouvoir d'achat, "à nos yeux, l'augmentation du point d'indice n'est pas la meilleure méthode", a indiqué le secrétaire d'État.

Des revalorisations "pas seulement au mérite"

À Jean-Jacques Bourdin qui lui demandait si le gouvernement allait donc continuer à le geler, comme il l'est depuis 2010, Olivier Dussopt n'a pas répondu, se contentant d'assurer que "nous sommes prêts à revaloriser les rémunérations et les traitements qui le nécessitent", et "pas seulement au mérite".

"Lorsque l'on augmente le point d'indice, le rapport individuel pour les agents publics est très faible et le coût collectif est très important. Lorsqu'on augmente le point d'indice de 1%, cela représente une augmentation de dépense publique de 2 milliards d'euros, et pour un agent public qui gagne 2000 euros nets par mois -et ils ne sont pas tous à ce niveau-là- c'est une augmentation de moins de 15 euros", s'est borné à dire Olivier Dussopt.

Jean-Jacques Bourdin lui fait alors remarquer que 2 milliards d'euros est une somme inférieure à ce que coûte à l'État la suppression de l'ISF. "On peut faire des comparaisons avec tout et ça trouvera assez rapidement ses limites", a souri Olivier Dussopt.

N.G.