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Valls: la baisse du budget de la Culture "était une erreur"

Le Premier ministre a considéré ce dimanche 17 mai à Cannes que les baisses du budget de la Culture décidées lors des deux premières années du quinquennat de François Hollande ont constitué "un signe négatif".

Manuel Valls soigne son auditoire. S'exprimant à Cannes, le Premier ministre a affirmé ce dimanche 17 mai que la baisse du budget de la Culture, décidée au début du quinquennat de François Hollande, a "été une erreur".

"Cela a été une erreur au cours des deux premières années du quinquennat de François Hollande de baisser le budget de la Culture. Cela a été un signe négatif", a-t-il plus précisément déclaré lors d'un colloque sur les droits d'auteur.

"Il ne faut jamais donner de mauvais signe quand on parle de culture", a souligné le Premier ministre. 

Le fils d'un artiste peintre

Depuis, Manuel Valls avait lui-même décidé, en juillet 2014, de "garantir le budget de la Culture" pendant trois ans, sanctuarisant ainsi les dépenses de ce ministère.

Pour 2015, le budget de la Culture et de la Communication a ainsi été stabilisé après deux ans de baisse: + 0,33% à 2,4 milliards d'euros après - 4% en 2013 et - 2% en 2014.

"Moi je veux être le Premier ministre qui remet la culture comme la grande priorité du quinquennat de François Hollande parce que la culture c'est la vie", avait déclaré en juillet 2014 Manuel Valls dont le père était artiste peintre.

Le droit d'auteur "un vecteur de compétitivité"

Le Premier ministre a ensuite évoqué, lors de ce même colloque, la question des droits d'auteur que Bruxelles entend moderniser à l'heure du numérique, sous le regard vigilant de la France.

"Si nous baissons pavillon sur le droit d'auteur, qui ira investir sur la création? Le droit d'auteur est non seulement une nécessaire protection des artistes mais aussi le vecteur de notre identité collective", a-t-il dit.

Le droit d'auteur, a-t-il encore insisté, est "aussi un vecteur de compétitivité de notre économie".

La ministre de la Culture Fleur Pellerin a estimé dimanche dans une interview à Nice Matin que "sans une approche équilibrée, la réforme envisagée par la Commission pourrait avoir de lourdes conséquences et se retrouver avec un système où les oeuvres pourraient circuler....mais où on ne pourrait plus les créer, les produire".

J.M. avec AFP