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Valls juge "légitime" le débat sur l'assurance-chômage

Manuel Valls ouvre officiellement le débat sur une éventuelle réforme de l'assurance-chômage.

Manuel Valls ouvre officiellement le débat sur une éventuelle réforme de l'assurance-chômage. - Stéphane de Sakutin - AFP

Le Premier ministre a déclaré, ce mercredi 8 octobre que "la question de l'efficacité et de l'équité" de l'assurance chômage est "un débat légitime". Il a jugé que les partenaires sociaux devront s'emparer du dossier "au plus tard en 2016".

Manuel Valls persiste et signe sur l'assurance chômage. Devant les députés, ce mercredi 8 octobre, le Premier ministre a jugé que "la question de l'efficacité et de l'équité" du système actuel est "un débat légitime".

Le chef du gouvernement a ainsi considéré que le sujet devra être mis sur la table lors de la prochaine renégociation de la convention Unédic, texte qui définit les règles d'indemnisation. Manuel Valls a souhaité que cette échéance survienne "au plus tard en 2016".

A cette occasion, les partenaires sociaux "auront à se poser à nouveau" les questions "des devoirs des chômeurs associés à leurs droits, de l'accompagnement de ces chômeurs par Pôle Emploi, de la question de l'incitation à la reprise la plus rapide d'une activité", a-t-il considéré.

Les syndicats vent debout

Le Premier ministre a néanmoins bien pris soin d'assurer que ce "débat doit être abordé sans caricature: personne ne peut penser sérieusement que le haut niveau de chômage en France résulte d'un refus des chômeurs de travailler".

Manuel Valls est, ces dernières semaines, revenu à plusieurs reprises sur la question de la réforme de l'assurance chômage, notamment lors de sa tournée européenne. 

En déplacement à Londres lundi, le Premier ministre avait évoqué "un niveau de chômage très élevé et très bien indemnisé", en laissant entendre la nécessité d'évolutions.

Mais les syndicats ont déjà opposé une fin de non-recevoir au chef du gouvernement. Laurent Berger, le leader de la CFDT a estimé qu'il était "hors de question" de remettre en cause la convention en vigueur. Son homologue à la CGT, Thierry Lepaon, a lui évoqué "une provocation" de la part de Manuel Valls.

J.M.