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"Un élément est intangible, inamovible, indépassable: passer en-dessous des 3%"

Michel Sapin a rappelé les objectifs du gouvernement.

Michel Sapin a rappelé les objectifs du gouvernement. - Eric Piermont - AFP

"Michel Sapin a rappelé que le déficit ne dépasserait pas 3% du PIB en 2017. Le ministre des Finances table même sur 2,7%."

Michel Sapin a réaffirmé que le retour du déficit sous la barre des 3% en 2017 était un objectif immuable. "Il y a un élément qui est intangible, inamovible, indépassable, c'est l'objectif (...) de passer en-dessous des 3%" l'année prochaine, a déclaré le ministre lors d'une rencontre avec des journalistes.

"2,7%, c'est ce que nous nous sommes fixé comme objectif. Cet objectif-là est maintenu", a-t-il poursuivi, ajoutant que le budget 2017 serait construit à partir de cette base-là, et en tenant compte "d'un certain nombre d'engagements qui ont été pris par le président de la République".

"Il y a quelque chose d'indécent à appeler ça cadeau"

François Hollande, dans un contexte de forte mobilisation sociale, a annoncé ces dernières semaines une série de gestes catégoriels, notamment pour les enseignants, qui vont bénéficier de revalorisations salariales, et les communes, qui bénéficieront en 2017 d'une baisse des dotations de l'État deux fois moins importante que prévu. Ces concessions, qui s'ajoutent à une longue liste de mesures annoncées depuis le début de l'année (plan pour l'emploi, garantie jeunes, salaires des fonctionnaires...) viennent alourdir la facture des nouvelles dépenses pour l'État en 2016, mais aussi en 2017.

"L'économie va mieux, donc il n'est pas illégitime que le fait que ça aille mieux soit perçu par un certain nombre de catégories de Français, de catégories de collectivités, qui ont eu à faire des efforts importants au cours de ces dernières années", a jugé le ministre des Finances. Les fonctionnaires ont ainsi subi pendant six ans un gel de leur salaire, a rappelé Michel Sapin. "Et on considérerait que c'est un cadeau que de dire on va dégeler l'évolution de ces salaires? Je trouve qu'il y a quelque chose d'indécent à appeler ça cadeau", a-t-il estimé. La France a enregistré en 2015 une croissance économique de 1,2% du PIB, après 0,6% en 2014. Le gouvernement table sur cette année sur une hausse de 1,5% de l'activité.

D. L. avec AFP