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Royal: les transporteurs "vont payer la taxe sur le gazole"

Ségolène Royal veut trouver des solutions pour les salariés d'Ecomouv'

Ségolène Royal veut trouver des solutions pour les salariés d'Ecomouv' - BFMTV

Invitée de BFM Politique, ce dimanche 19 octobre, la ministre de l'Ecologie est revenue sur la suspension de l'écotaxe et son remplacement par une hausse de la fiscalité du diesel pour les poids lourds.

Pour Ségolène Royal, les poids lourds vont bien subir une hausse sur la fiscalité du diesel.

Invitée de BFM Politique ce dimanche 19 octobre, la ministre de l'Ecologie a repris à son compte les déclarations du secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies.

"Puisqu'ils ne paient plus l'écotaxe, bien évidemment ils vont payer la taxe sur le gazole. Et aujourd'hui le prix du gazole est au plus bas, donc cette taxe sera à peine ressentie au moment où elle va être mise [en place, ndlr]".

Jeudi 16 octobre, Alain Vidalies avait indiqué que les transporteurs devraient s'acquitter d'une hausse de la fiscalité du diesel de quatre centimes au litre afin de compenser le manque à gagner sur l'écotaxe.

Mais peu après les déclarations du membre du gouvernement, la Fédération nationale des transports routiers avait affirmé qu'il ne s'agissait que "d'une piste de travail".

"Le problème des camions étrangers"

Ségolène Royal a précisé qu'il restera à "régler le problème des camions étrangers". "Certains camions font le plein en Belgique, traversent la France et arrive en Espagne sans avoir payer les taxe sur le gazole. Ce n'est pas juste", a-t-elle expliqué.

La ministre a évoqué la possibilité "d'une vignette" ou encore" l'interdiction de prendre certaines routes nationales ou d'être obligé de prendre les autoroutes".

Trouver "des solutions pour les salariés d'Ecomouv'"

Ségolène Royal a ensuite abordé le problème du contrat avec avec Ecomouv', entreprise chargée de la collecte de l'écotaxe, après avoir déclaré jeudi dernier qu'elle envisageait d'aller au contentieux.

"Nous sommes en train de regarder juridiquement ce qui nous engage, ce qui ne nous engage pas". Sur la question de l'avenir des 157 salariés d'Ecomouv', basés en grande partie à Metz, la ministre a déclaré qu'il "faut que nous trouvions des solutions".

La ministre a évoqué "le domaine de l'économie circulaire" où il serait, selon elle, possible, de créer 500.00 emplois. "Si nous investissons dans ces filières innovatrices, je pense nous pourrons trouver des solutions pour les salariés de Metz et je m'y impliquerai personnellement avec la région".

Concernant, par ailleurs, la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, un engagement présidentiel de François Hollande, Ségolène Royal a affirmé que "l’autorité de sûreté nucléaire aura son mot à dire" ainsi que le "conseil d’administration d’EDF".

Julien Marion