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Retraites, logement, chômage: les annonces de François Hollande

François Hollande s'est exprimé dans l'émission Capital, sur M6, dimanche 16 juin.

François Hollande s'est exprimé dans l'émission Capital, sur M6, dimanche 16 juin. - -

Le président de la République s'est exprimé dans l'émission Capital, sur M6, dimanche 16 juin. Logement, chômage, pouvoir d'achat, retraites... Entre annonces et confirmations, François Hollande s'est voulu pédagogue, afin de mieux faire comprendre sa politique.

Comme attendu, François Hollande s'est livré à un exercice de pédagogie, dimanche 16 juin. Invité de l'émission Capital, sur M6, le chef de l'Etat a tenu à apporter des précisions sur la politique économique menée depuis plus d'un an.

Le président de la République s'est voulu rassurant, mettant en avant les réformes déjà engagées, telles le "plan de compétitivité" issu du rapport Gallois, la "loi sur la sécurisation de l'emploi", promulguée ce dimanche, les emplois d'avenir, le contrat de génération, etc.

Puis François Hollande s'est exprimé sur des sujets précis, introduits via des reportages de la chaîne.

Le logement

Le chef de l'Etat a tout d'abord abordé le thème du logement. Dans un marché immobilier statique, le manque de terrains pose en effet problème.

Pour le résoudre, "nous devrions construire 500.000 logements. On en fera 300, 350.000 en 2013", a déclaré François Hollande, qui a insisté sur les "terrains publics cédés par l'Etat aux collectivités", déjà au nombre de 1.000.

Afin de débloquer le marché immobilier, le président a donc annoncé un abattement exceptionnel sur les plus-values de cessions immobilières pour 2014.

En outre, l'exonération fiscale interviendra au bout de 22 ans, au lieu de 30 ans actuellement. Cette annonce devrait être traduite dans la loi de finances pour 2014, et pourrait être appliquée "dès le 1er septembre".

Le pouvoir d'achat

Autre préoccupation majeure des Français: le pouvoir d'achat. Mais, malgré une baisse pour la première fois depuis 30 ans en 2012, un coup de pouce au Smic n'est pas envisageable, a fait savoir François Hollande. "La loi, pour l'instant c'est la loi", s'est-il contenté de répondre, ajoutant: "Aujourd'hui on est plutôt dans la prise en compte du coût de la vie et de l'augmentation des salaires".

Il a ensuite donné quelques exemples d'action en faveur du pouvoir d'achat: "les prix de l'électricité et du gaz ont beaucoup augmenté ces dernières années. Sur le gaz, on a stabilisé depuis le début de l'année, c'est une manière de donner du pouvoir d'achat", a-t-il affirmé, citant aussi "la loi bancaire (qui) va diminuer les frais de commission des banques, c'est un gain en terme de pouvoir d'achat".

Le chômage

François Hollande n'a pas échappé à la question du chômage, qui bat des records en France, et dont la tendance ne semble pas prête de s'inverser.

Pourtant, le chef de l'Etat a maintenu son objectif d'inverser la courbe du chômage en 2013, notamment grâce aux emplois subventionnés (emplois d'avenir, contrats de génération). Tout en envisageant un éventuel échec sur ce point: "le premier responsable, c'est moi".

Il a également souhaité que 100.000 offres d'emploi qui ne trouvent pas preneur soient pourvues par les employeurs en 2013. "Tout est fait pour qu'on facilite l'embauche", selon lui.

Les cessions de parts de l'Etat

Pour que la croissance revienne, il est également nécessaire d'investir. Pour cela, l'Etat a déjà engagé la cession de ses parts dans Aéroports de Paris, ou encore de Safran.

François Hollande, s'il n'a pas exclu de nouvelles ventes, a assuré que celles-ci ne concerneraient pas GDF Suez ou Orange, car "les cours sont trop faibles" en ce qui concerne ces deux entreprises.

Les retraites

Au coeur de l'actualité , la future réforme des retraites commence à se dessiner. Le président de la République a ainsi confirmé que l'allongement de la durée de cotisation serait inévitable.

"Dès lors que nous vivons plus longtemps, notre durée de cotisation doit suivre (...) pour le moyen et long terme", a-t-il déclaré.

En revanche, l'âge légal de départ "ne bougera pas", a-t-il assuré.

Stéphane Richard

Enfin, comme l'avait révélé Le Monde en début de journée, François Hollande a annoncé que Stéphane Richard serait maintenu à son poste, lors du conseil d'administration d'Orange, lundi 17 juin.

"Tant que Stéphane Richard peut être dirigeant de cette entreprise sans qu'il y ait de conséquences de la procédure judiciaire, il restera", a-t-il dit à propos du PDG de l'opérateur, mis en examen dans le cadre de l'affaire Tapie.

Yann Duvert