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Réduction budgétaire: logement et travail au régime sec pendant 2 ans?

Muriel Pénicaud, la ministre du Travail et Jacques Mezard, ministre de la Cohésion des territoires.

Muriel Pénicaud, la ministre du Travail et Jacques Mezard, ministre de la Cohésion des territoires. - Martin Bureau - AFP

Ces deux ministères devraient faire les frais des économies gouvernementales, avec une chute brutale de leurs budgets en 2018 et 2019.

Même si l’État va finalement réaliser moins d’économies que prévu cette année, certains vont devoir se serrer la ceinture. C’est notamment le cas du ministère du Travail et de celui de la Cohésion des territoires, en charge notamment du Logement, qui vont voir leurs budgets fondre, selon Le Parisien.

Le quotidien, qui a eu accès aux "lettres-plafonds" envoyées par Matignon aux ministres concernés, évoque en effet une baisse de 27% du budget prévisionnel du ministère du Travail sur deux ans. Celui-ci passerait ainsi de 15,3 à 13,5 milliards d’euros en 2018, puis à 11,2 milliards en 2019. Des chiffres susceptibles d’être réévalués après les derniers arbitrages gouvernementaux, précise Le Parisien.

Interrogée par Franceinfo, Muriel Pénicaud a démenti ces informations, assurant que le budget de son ministère serait "globalement stable" en 2018.

Le budget du Logement pourrait chuter de 18% en deux ans

Le ministère de la Cohésion des territoires n’est pas épargné non plus. Toujours selon les fameuses lettres-plafonds, son budget ne devrait pas excéder 16,5 milliards d’euros l’an prochain, contre 18,2 milliards actuellement. Avant de carrément chuter à 14,9 milliards en 2019, soit une diminution de 18,1% sur deux ans.

Parmi les pistes d’économies évoquées, une baisse des APL pour les locataires du parc HLM interviendra début 2019. Certains avantages fiscaux, comme le dispositif Pinel ou le prêt à taux zéro, devraient également être réformés.

Y.D.