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Rapport Gallois : choc ou pacte de compétitivité ?

Le gouvernement étudiera, mardi 6 novembre, le rapport Gallois

Le gouvernement étudiera, mardi 6 novembre, le rapport Gallois - -

Louis Gallois doit remettre, ce lundi 5 novembre, son rapport sur la compétitivité des entreprises. Il devrait comporter une vingtaine de mesures dont une baisse de charges sociales. Constituent-elles ou non un choc de compétitivité ?

Le fameux rapport Gallois va désormais être entre les mains du gouvernement. Selon les Echos de ce jour, il comportera une vingtaine de mesures destinées à améliorer la compétitivité des entreprises françaises face à leurs concurrentes.

L'une d'entre elles devrait alimenter le débat dans les prochaines heures : la baisse de 30 milliards d'euros des charges sociales (patronales et salariales) étalée sur plusieurs années.

Le rapport propose-t-il oui ou non un vrai choc de compétitivité ? En fait, il n'existe aucune définition de ce fameux choc. Réclamé, entre autre, par le Medef, le choc fait référence à l'importance des mesures qui seront finalement adoptées : dans leur montant financier mais aussi dans la durée de leur mise en oeuvre.

Initialement, le Medef réclamait 70 milliards d'euros d'allégement de charges pour au final se contenter de 30 milliards mais appliquées immédiatement. La semaine dernière, les dirigeants de très grandes entreprises membres de l'Afep, ont repris ce chiffre de 30 milliards mais en parlant, eux, de "pacte de compétitivité". Une formule également employée par Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie, le 26 novembre.

François Hollande, lui, avait évoqué quelques jours auparavant une "trajectoire" en prévenant qu'il n'était pas favorable à un transfert massif de charges afin d'épargner le pouvoir d'achat des Français. A sa suite des ministres comme Michel Sapin, Marisol Touraine ou, dimache 4 novembre, Benoit Hamon, ont repris cette analyse.

En fait, plutôt que de parler ou non de "choc de compétitivité", mieux vaut faire une distinction entre compétitivité-coût et compétitivité-hors coût. La première notion fait référence au coût du travail, trop élevé en France, qu'il faudrait réduire en allégeant les charges.

Le second concept met l'accent sur les mesures structurelles permettant aux entreprises de mieux lutter contre leurs concurrentes étrangers : recherche,innovation, formation professionnelle, réforme du marché du travail. Mis à part ce dernier point, le gouvernement veut privilégier la piste de la compétitivité hors coût.

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