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Pour Michel Sapin, la croissance française repartira au 3e trimestre

Pour l'ensemble de l'année 2016, Michel Sapin a confirmé que l'exécutif espérait une croissance de 1,5% du PIB.

Pour l'ensemble de l'année 2016, Michel Sapin a confirmé que l'exécutif espérait une croissance de 1,5% du PIB. - Vladimir Simicek-AFP

La croissance du PIB français au troisième trimestre dépassera celle, atone, observée durant les trois mois précédents, a indiqué le ministre de l'Économie et des Finances, ce dimanche 18 septembre 2016.

Après avoir connu un coup d'arrêt d'avril à juin, la croissance repartira sur le troisième trimestre qui s'achèvera le 30 septembre 2016. "Les indications que je peux avoir, c'est qu'au-delà des problèmes de tourisme qui sont la conséquence en particulier d'actes terroristes, au-delà des interrogations sur par exemple les conséquences du Brexit, nous aurons un troisième trimestre qui sera meilleur que le second", a déclaré Michel Sapin lors de l'émission Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

La croissance de l'économie française avait connu un coup d'arrêt au deuxième trimestre, avec une stabilité du produit intérieur brut (PIB) après une hausse de 0,7% au premier trimestre, avait indiqué l'Insee fin août. Selon la prévision de la Banque de France, l'économie française devrait croître de 0,3% entre juin et septembre.

Les perspectives de croissance en 2017 restent incertaines

Pour l'ensemble de l'année 2016, le ministre de l'Économie et des finances a confirmé que l'exécutif espérait une croissance de 1,5% du PIB. "C'est une prévision qui me paraît raisonnable", a-t-il ajouté. "(...) Dans l'absolu, ce n'est pas énorme, mais enfin c'est le meilleur chiffre depuis des années et des années"

Ces annonces interviennent alors que le gouvernement doit dévoiler, ce mardi 20 septembre 2016, les prévisions économiques qui serviront de base à son projet de budget pour 2017. Ce document comprendra les dépenses supplémentaires et les gestes fiscaux accordés, à sept mois de l'élection présidentielle.

Quant aux perspectives pour 2017, elles se sont assombries ces derniers temps, sur fond de ralentissement de l'activité mondiale. "Tout le monde est d'accord pour dire aujourd'hui qu'il ne serait pas raisonnable de construire un budget sur une perspective de croissance supérieure à 1,5%", a ainsi prévenu Michel Sapin.

F.Bergé avec AFP