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Pierre Moscovici n'est pas favorable à une hausse de la CSG

Pierre Moscovici veut éviter "un choc fiscal brutal" dû à une hausse de la CSG.

Pierre Moscovici veut éviter "un choc fiscal brutal" dû à une hausse de la CSG. - -

Le ministre de l’Economie s'est prononcé contre une hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG), ce mardi 23 octobre.

La désormais célèbre "trajectoire de compétitivité" promise par le gouvernement ressemble décidément à un casse-tête. Alors que le rapport Gallois, qui doit être remis le 5 novembre mais dont certaines grandes lignes ont déjà fuitées, préconise une hausse "modérée" de la TVA et la CSG, une voix vient s’ajouter à la cacophonie ambiante. Et pas n’importe laquelle. Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie, s'est déclaré mardi favorable à un "allégement des charges" des entreprises (contenue dans le rapport Gallois) pour améliorer la compétitivité de l'économie française, mais "pas favorable" à une augmentation de la CSG pour compenser cette baisse.

Éviter un "choc fiscal brutal"

"Ma position c'est qu'il faudra qu'il y ait une partie d'allégements des charges avec des proportions à déterminer et des financements en face à trouver", a déclaré le ministre, interrogé sur RTL. "Je n'y suis pas favorable. Ce dont nous avons besoin, ce n'est pas un choc fiscal brutal", a-t-il poursuivi, d'autant que le gouvernement a déjà demandé un "effort considérable" aux entreprises et aux ménages français.

Et ce alors que Benoît Hamon, invité ce lundi de BFMTV/RMC, s’est prononcé contre une hausse… de la TVA. Dimanche, c’est Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, qui s’était déclarée contre "un transfert de cotisations". La suite au prochain épisode.

Yann Duvert