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Paris va privatiser la gestion des parcmètres pour augmenter le nombre d'amendes

Le but est clairement de faire grimper le nombre d'amendes

Le but est clairement de faire grimper le nombre d'amendes - Ana Arevalo - AFP

Le Conseil de la ville a décidé ce mardi 8 novembre de confier à des prestataires extérieurs le stationnement payant en surface. Le but de la manœuvre est d'augmenter le recouvrement alors que seulement 9% des automobilistes paient le parcmètre.

Le stationnement payant en surface à Paris, en l'occurrence la gestion des parcmètres et des amendes, va être confié à des gestionnaires extérieurs à partir de 2018, ainsi que l'a décidé mardi un vote du Conseil de Paris, très divisé sur le sujet y compris au sein de la majorité municipale.

La gestion des 140.000 places de parking en surface, divisés en trois lots, fera ainsi l'objet d'un appel d'offres au terme de l'élaboration d'un cahier des charges précis à discuter dans les prochains mois, une gestion dénoncée comme une "privatisation" par ses opposants.

Cette réforme est permise par la loi Maptam qui municipalise à partir du 1er janvier 2018 la gestion du stationnement.

Un vote divisé

Elle doit permettre à la Ville de s'assurer d'un meilleur recouvrement des frais de stationnement, selon l'exécutif parisien. Seuls en effet 9% des automobilistes payent leur parcmètre, occasionnant un manque à gagner estimé chaque année à 300 millions d'euros.

Elle permettra également d'affecter les agents chargés du stationnement, qui devraient revenir dans le giron municipal, à d'autres missions de service public, a plaidé l'exécutif.

Cette réforme a été votée au terme de tractations de dernière minute par 74 voix pour (socialistes et radicaux de gauche), 68 contre (communistes, Parti de Gauche et Les Républicains) et 13 abstentions (écologistes). L'UDI-MoDem avait laissé la liberté de vote à ses élus.

J.M. avec AFP