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Pacte de responsabilité: Gallois veut accélérer les négociations

Louis Gallois estime qu'il n'est pas normal que seules deux branches sur 600 aient signé un accord dans le cadre du pacte de responsabilité.

Louis Gallois estime qu'il n'est pas normal que seules deux branches sur 600 aient signé un accord dans le cadre du pacte de responsabilité. - Eric Piermont - AFP

Le président du conseil de surveillance du groupe automobile PSA a estimé, ce mercredi, que les négociations sociales dans le cadre du pacte de responsabilité "n'avancent pas assez vite et il faut les accélérer".

"Négocions, et vite!" c’est le vœu prononcé par Louis Gallois ce mercredi 3 décembre sur France info concernant les accords de branches que doivent signer patronat et syndicats dans le cadre du pacte de responsabilité.

Le président du conseil de surveillance du groupe automobile PSA et ancien commissaire général à l'investissement a estimé que les négociations "n'avancent pas assez vite et il faut les accélérer" pour qu’elles aboutissent avant la fin de l’année.

"Il est de la responsabilité de tous les acteurs, y compris du patronat, de faire en sorte qu'il y a ait un climat qui permette que ces négociations aient lieu", a-t-il ajouté. 

Seulement deux accords signés

Chaque branche professionnelle doit en effet engager des négociations pour prévoir des contreparties aux 40 milliards d'euros de baisses de prélèvements accordées aux entreprises. Mais, malgré les nombreux appels du gouvernement à ce que les entreprises prennent leurs responsabilités, seuls deux accords ont été signés pour le moment et la moitié des 50 principales branches professionnelles n'ont pas encore planifié de négociations.

Un faible chiffre que le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a qualifié d’ "échec" qui était "aussi" celui du président du Medef, Pierre Gattaz. Des propos jugés "incohérents et "incompréhensibles" mercredi par Thibault Lanxade, membre de la direction de l'organisation patronale.

Pas d'embauche obligatoire

L'ancien commissaire général à l'investissement a rappelé que "c'est le contribuable qui fait un effort de 40 milliards" et a jugé "pas normal qu'il y ait deux branches qui aient signé sur 600". "On ne leur demande pas obligatoirement d'embaucher (...) On leur demande de parler de l'emploi, mais pas obligatoirement de chiffrer ces embauches", a poursuivi Louis Gallois, ajoutant que les négociations pouvaient aussi porter sur la formation professionnelle et l'investissement.

Au travers du pacte de responsabilité le gouvernement visait un gain de croissance de 0,5% de croissance et la création d’au moins 200.000 emplois d’ici à 2017.

C.C. avec AFP