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Maisons de santé, télémédecine: le plan du gouvernement contre les déserts médicaux

Édouard Philippe a dévoilé ce vendredi les principales mesures pour remédier à la pénurie de médecins dans certaines régions.

Édouard Philippe a présenté ce vendredi le plan du gouvernement pour lutter contre les déserts médicaux.

"Nous avons une médecine exceptionnelle (...) mais il faut un meilleur accès aux soins. Sinon on met en danger sa propre santé, cela crée une injustice et c'est dangereux globalement pour notre société", a ainsi déclaré le Premier ministre, reconnaissant "une répartition inégale des médecins sur le territoire".

Parmi les mesures annoncées, le doublement du nombre de maisons médicales - ces lieux regroupant plusieurs professionnels de santé exerçant des disciplines différentes - dans les cinq ans à venir. Ce qui représentera "400 millions d'euros d'investissement pour ces 1000 structures supplémentaires".

Mais aussi la création de "300 postes de médecins partagés" entre médecine de ville et dans les hôpitaux.

La télémédecine "dans le droit commun dès 2018"

La télémédecine, elle, sera encouragée. "Ce sera dans le droit commun dès 2018", a annoncé le chef du gouvernement, rappelant la promesse d'une couverture internet haut débit sur tout le territoire d'ici à 2020. "D'ici à 2020, tous les EHPAD auront un système de télécommunication", a-t-il ainsi assuré.

En outre, le cumul emploi-retraite des médecins libéraux sera facilité grâce à un avantage élargi en matière de cotisation dans les zones en tension.

Les médecins libéraux seront incités à exercer à temps partiel dans des zones sous-dotées grâce à une revalorisation de leurs primes, et les "consultations avancées" (par exemple un cardiologue hospitalier recevant des patients une fois par semaine dans une maison de santé) encouragées.

Deux parlementaires et un médecin seront désignés pour effectuer un suivi de ce plan, a-t-il conclu.

Y.D.