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Les maires grandes villes mettent un coup de frein aux hausses de taxes locales

Les maires ont décidé de calmer le jeu cette année

Les maires ont décidé de calmer le jeu cette année - Philippe Huguen - AFP

Selon une enquête menée par les Échos, les édiles des 40 plus grandes villes de France ont voté des taux stables pour l'année 2017. Ce alors que la dotation globale de l'État a diminué.

En cette année d'élection, et alors que plus de 40% des députés sont également maires, les édiles choisissent la stabilité fiscale. Ainsi, selon une enquête réalisée par les Échos, qui se sont basés sur les budgets primitifs votés les deux derniers mois, la totalité des maires des 40 plus grandes villes de France ont choisi de ne pas voter de hausse de taux sur les taxes locales. En 2015 et 2016, ces taux avaient grimpé respectivement de 1,8 et 1%.

Il faut savoir que les différentes taxes collectées par les collectivités territoriales (taxe d'habitation, taxes sur le bâti et le non bâti) sont calculées à partir d'une base (la valeur locative cadastrale d'un bien immobilier ou d'un terrain) que le Parlement revalorise chaque année pour tenir compte de l'inflation, qui est ensuite multipliée par un taux fixé par les collectivités locales.

Marges budgétaires réduites

Mais cette année, les maires ont donc choisi de ne pas bouger leur taux, alors que certains d'entre eux (Toulouse +15% sur la taxe d'habitation et la taxe foncière, Nantes 18,5% pour la taxe d'habitation) , avaient eu la main lourde l'an passé.

Un choix qui oblige d'autant plus les maires à se serrer la ceinture que d'une part l'État a réduit de 0,7% la dotation globale de fonctionnement aux collectivités territoriales pour cette année, et que d'autre part, les bases ne seront revalorisées cette année que de 0,4% pour suivre l'inflation, contre 1% l'an passé.

Pour autant cela ne veut pas dire que la facture sera nécessairement neutre pour les contribuables locaux. Outre la hausse des bases de 0,4% évoquée auparavant, les départements ont eux aussi leur mot à dire sur les taux pour la taxe foncière.

J.M.