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Le fonds pour l'innovation reçoit sa première dotation

VIDÉO - Les 10 milliards d'euros annoncés pour le financement de "l'innovation de rupture" ont été mis à disposition de ce nouveau fonds ce lundi, a annoncé Bruno Le Maire. Cette dotation n’a "pas vocation à être consommée", mais elle générera "un rendement annuel estimé entre 200 et 300 millions d’euros".

Chose promise, chose due. Le fonds pour l'innovation de rupture, qui sera à terme financé intégralement par des cessions d'actifs de l'État, a reçu ses premiers milliards. 

Bruno Le Maire a en effet annoncé avoir "signé aujourd'hui le transfert de 1,6 milliard d'euros issus des cessions d'actifs dans Engie et Renault pour ce fonds".

Le ministre de l'Économie a ajouté avoir mis à disposition de ce fonds 8,4 milliards d'euros de titres EDF et Thales, "qui restent propriété de l'État". Le fonds sera mis en place "prochainement" par le président de la République, a-t-il précisé.

Ce fonds a été constitué au sein de l’établissement public Bpifrance, structure contrôlée par l’État, a fait savoir Bercy dans un communiqué.

Une loi pour autoriser les privatisations

"Ces actifs, qui constituent une dotation n’ayant pas vocation à être consommée, génèreront un rendement annuel estimé entre 200 et 300 millions d’euros", estime le ministère. "Les revenus ainsi générés sont destinés à soutenir le développement d’innovations de rupture et leur industrialisation en France".

Bruno Le Maire, quant à lui, a confirmé, lors de la présentation de ses voeux aux forces économiques et à la presse, qu'"à terme, la dotation du fonds reposera exclusivement sur des cessions d'actifs et sur des produits de privatisation".

À cet effet, "les cessions d'actifs et les privatisations seront autorisées par la loi Pacte" (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises), la loi sur les entreprises prévues pour le printemps, a-t-il déclaré.

Y.D.