BFM Business

Le déficit de l'Etat sous les 80 milliards d'euros

Le déficit de la France s'est réduit par rapport à la même période l'an dernier.

Le déficit de la France s'est réduit par rapport à la même période l'an dernier. - Loic Venance - AFP

Le déficit de l'Etat s'est réduit de 4,3 milliards d'euros par rapport au mois de juillet de l'année dernière. Les dépenses ont diminué et les recettes ont progressé.

C'est une bonne nouvelle. Le déficit de l'Etat s'est réduit de 4,3 milliards d'euros fin juillet par rapport à la même période de l'année précédente. Il s'est établi à 79,8 milliards d'euros, en raison notamment d'une baisse des dépenses, a annoncé mardi Bercy.

Les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) ont diminué de 4,2 milliards d'euros par rapport à la même période de 2014, pour s'établir à 229,3 milliards d'euros au 31 juillet.

Les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements) ont pour leur part augmenté de 2,9 milliards d'euros, atteignant 173 milliards d'euros fin juillet.

"Les recouvrements au 31 juillet 2015 sont en ligne avec les prévisions du programme de stabilité, qui anticipent un déficit public de 3,8% pour l'année 2015", souligne Bercy dans un communiqué. Dans le détail, les recettes de l'impôt sur le revenu ont augmenté de 7,6%, tandis que celles de l'impôt sur les sociétés (IS) ont chuté de 36,7%.

"Il reste deux acomptes à percevoir"

Sur ce dernier point, un responsable du secrétariat d'Etat au Budget a expliqué à l'AFP qu'il s'agissait notamment d'un "effet temporaire lié à un effet calendaire sur le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE)", le coût de ce dernier étant concentré sur les mois de mai, juin et juillet. "Il reste deux acomptes à percevoir en septembre et en décembre", a-t-on indiqué, ce qui doit permettre de résorber la baisse des recettes issues de l'IS.

Par ailleurs, "la diminution du produit de l'impôt sur les sociétés s'explique par la montée en charge du CICE", dont le taux est passé de 4 à 6%, selon Bercy. Les recettes non fiscales ont de leur côté augmenté de 100 millions d'euros, en raison "d'un produit des amendes supérieur à l'an passé, du fait de la sanction sur les produits d'hygiène et d'entretien prononcée par l'Autorité de la concurrence fin 2014", selon le communiqué. Le solde des comptes spéciaux s'est pour sa part établi à 23,5 milliards d'euros à fin juillet contre 20,7 milliards d'euros un an auparavant.

D. L. avec AFP