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La pression fiscale qui pèse sur les PME s’est accrue de 28% en 2014

Selon une récente étude, le CICE et les baisses de charge n’ont pas permis aux petites et moyennes entreprises de retrouver un peu d’air car les taxes fixes auxquelles elles sont assujetties ont englouti une bonne partie de leurs marges.

En matière de fiscalité, PME et grandes entreprises ne sont décidemment pas logées à la même enseigne. Le cabinet spécialisé Lowendalmasai a en effet calculé que la pression fiscale a littéralement explosé l’an passé pour les petites et moyennes entreprises, alors qu'elle a baissé pour les grandes. On parle ici du poids de la fiscalité et des charges sociales dans les résultats d’une entreprise.

En moyenne, cette pression fiscale a augmenté de 28% l’an dernier, alors qu'elles ont bénéficié du CICE et d'autres mesures de soutien aux entreprises. La raison est simple : leur chiffre d'affaires a baissé. Et comme beaucoup des impôts auxquels elles sont soumises sont fixes -comme les taxes environnementales ou la taxe foncière- la pression fiscale s’est révélée proportionnellement beaucoup plus forte qu’en 2013.

12% du chiffre d'affaires consacré au paiement des taxes

En moyenne, les PME versaient il y a deux ans autour de 9% de leur chiffre d'affaires en taxes. En 2014, ce chiffre est passé à presque 12%. Et les politiques de baisses de charges ne compensent pas suffisamment la baisse d'activité dont elles ont été victimes du fait de la crise.

Cette situation est d'autant plus insupportable que les donneurs d'ordre -les grandes entreprises dont le chiffre d'affaires a résisté- ont pu effectivement voir leur fiscalité baisser. Pour les PME, la bonne volonté du gouvernement a ainsi été balayée par la conjoncture.

Isabelle Golentz